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L'hippodrome Woodbine doit faire face à deux virus plutôt qu'un

Trois chevaux franchissent le fil d'arrivée d'une course dans un hippodrome de la banlieue de Toronto.

La compétition phare de la saison de courses de l'hippodrome Woodbine, le Queen's Plate, a été remise au mois de septembre, cette année.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Le calendrier des courses de l’hippodrome Woodbine a déjà été mis à mal par la pandémie de coronavirus, mais la population équine de son écurie fait aussi les frais d’un virus similaire.

Ces derniers jours, 25 cas d’EHV-1, une forme neuropathogène d’un virus herpétique unique aux chevaux, ont été confirmés dans l’une des écuries situées derrière le droit arrière de la piste Woodbine où logent 59 bêtes.

La reprise des courses hippiques, prévue au début du mois de juin pour les hippodromes Mohawk, à Milton, et Woodbine, au nord de Toronto, ne devrait pas être compromise selon le président-directeur général de l'entreprise Woodbine Entertainment Group, Jim Lawson.

L’ironie n’en demeure pas moins frappante.

Ça s’apparente étrangement au coronavirus!, reconnaît M. Lawson lors d’un entretien par visioconférence, jeudi après-midi.

C’est aussi transmis entre les chevaux par des gouttelettes dans l’air, explique-t-il. Ça se manifeste, entre autres, par de la fièvre. Certains (chevaux) se remettent après quelques jours de repos, mais d’autres souffrent plus.

À l’inverse du virus SARS-CoV-2, responsable de la pandémie et de COVID-19, l’EHV-1 est une maladie infectieuse commune dans le monde équin.

Elle ne peut être transmise aux humains, mais demeure facilement transmissible entre les chevaux. C'est quelque chose à prendre au sérieux, c'est une épidémie, précise M. Lawson.

Un cheval atteint du virus peut même en contaminer un autre sans montrer de symptômes d’une infection.

Une impression de déjà-vu

Une femme guide un cheval à l'intérieur d'une écurie. Un jockey se trouve à dos de cheval.

L'écurie de Woodbine loge plus de 1400 chevaux à cette période de l'année (archives).

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les écuries de l’hippodrome Woodbine doivent négocier avec une épidémie pareille. Des chevaux avaient été contaminés par un virus similaire en 2013 et les responsables des lieux en ont tiré de bonnes leçons.

Dans une certaine mesure, l’épreuve d’il y a sept ans leur a aussi permis de s’ajuster pour limiter les risques de propagation de la COVID-19 ces deux derniers mois.

La Commission des alcools et des jeux de l’Ontario a indiqué, dans la soirée de jeudi, que les mesures de confinement et d’atténuation employées à Woodbine fonctionnent pour contenir le virus à une seule étable. Seulement cinq nouveaux cas positifs ont été confirmés par une série de tests datant du 19 mai et une série de tests effectués le 20 mai n’a révélé aucun autre cas.

Les chevaux touchés sont en isolement ou ont été envoyés au Collège de médecine vétérinaire de l’Ontario, précise la CAJO dans un avis à l'industrie.

Au total, l’écurie de Woodbine abrite plus de 1400 chevaux et quelque 600 personnes y travaillent quotidiennement pour veiller à leurs bons soins.

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