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COVID-19 : le Nunavut est prêt à analyser ses propres tests de dépistage

« Nous sommes maintenant en meilleure posture pour lever certaines restrictions en vigueur au territoire », dit le médecin hygiéniste en chef.

Une femme subit un test de dépistage de la COVID-19.

Le médecin hygiéniste en chef du Nunavut, Michael Patterson, a annoncé jeudi en point de presse que le territoire était maintenant en mesure d'analyser ses propres tests de diagnostic de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Si la COVID-19 en vient à gagner le Nunavut, le territoire sera désormais en mesure d’analyser ses propres tests de dépistage.

Le médecin hygiéniste en chef du territoire, Michael Patterson, a annoncé jeudi en point de presse que la technologie de diagnostic GeneXpert, mise en place à Rankin Inlet, est maintenant fonctionnelle.

Ça nous permet maintenant de répondre aux besoins du territoire en ce qui concerne notre capacité de diagnostic, a-t-il affirmé.

Santé Canada a récemment donné le feu vert à l’installation, mais les autorités sanitaires du territoire voulaient s’assurer que le personnel médical sur place serait suffisamment outillé pour l’utiliser.

La technologie GeneXpert peut analyser les molécules d’un écouvillon nasal en moins de 45 minutes, selon l’entreprise américaine Cepheid, qui l'a conçue.

Jusqu’à ce jour, les tests de dépistage du coronavirus à l'origine de la COVID-19 étaient envoyés dans le sud du pays à des fins d’analyse, car le territoire ne dispose pas de laboratoire prévu à cet effet.

Les autorités ont toutefois précisé qu’elles continueraient d’envoyer les tests dans le Sud, mais que les technologies mises en place à Rankin Inlet et Iqaluit pourraient les appuyer si des cas de COVID-19 étaient enregistrés sur le territoire.

Si nous détectons un cas positif dans une communauté de la région de Kitikmeot, nous déploierons une équipe d’intervention d’urgence, puis nous enverrons un avion nolisé pour qu’il achemine les tests vers Rankin Inlet ou Iqaluit.

Michael Patterson, médecin hygiéniste en chef du Nunavut
Un avion prend son envol dans le ciel.

Si un cas de COVID-19 est enregistré dans une communauté de la région de Kitikmeot, dans l'ouest du territoire, les tests seront envoyés à Rankin Inlet ou à Iqaluit par avion nolisé.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Par ailleurs, le Dr Patterson a plusieurs fois rappelé lors de ses points de presse que le territoire serait en mesure de lever des restrictions lorsque deux de ces trois critères seront remplis :

  • qu’il n’y ait aucun cas de COVID-19;
  • que le territoire soit en mesure d’analyser ses propres tests de diagnostic;
  • que le nombre de cas diminue dans les provinces et territoires où les Nunavutois ont l’habitude de se rendre.

Nous sommes maintenant en meilleure posture pour lever certaines restrictions en vigueur au territoire, a-t-il confirmé.

Le gouvernement territorial a indiqué qu’il rendrait public un plan de déconfinement la semaine prochaine, comme l’ont fait les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon.

Des enfants vêtus chaudement traversent un terrain de jeu devant un paysage montagneux.

Les terrains de jeux pourraient être les premières installations du territoire à rouvrir, selon le Dr Patterson.

Photo : Radio-Canada / Ashley Burke

Assouplissement des quarantaines à Yellowknife

Les Nunavutois qui quittent le territoire pour se rendre à un rendez-vous médical à Yellowknife, aux Territoires du Nord-Ouest, n’auront plus besoin d’effectuer une quarantaine obligatoire de deux semaines avant de rentrer chez eux.

Ils pourront retourner chez eux immédiatement [...] mais seulement lorsque leurs traitements à Yellowknife seront terminés, a précisé le Dr Patterson.

En début de semaine, 44 patients se trouvaient en quarantaine à l’hôtel Explorer de Yellowknife, selon lui. En revanche, les patients qui ont débuté des traitements à Edmonton, en Alberta, et les ont terminés à Yellowknife devront quant à eux respecter la quarantaine obligatoire de 14 jours.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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