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Les coiffeurs de centres commerciaux se disent pénalisés

Des chaises du salon de coiffure ont été condamnées pour respecter la distanciation.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Même s’ils se préparent depuis des semaines, les salons de coiffure situés dans les centres commerciaux ne pourront pas rouvrir le 1er juin. Les propriétaires estiment que cette situation est injuste et pénalise leurs clients.

On nous interdit de pratiquer alors que tous les autres vont être ouverts , se désole Manon Morissette, propriétaire du salon de coiffure M Zone, à Lévis.

Mme Morissette ne s’attendait pas à ce que son commerce soit exclu de l’annonce du gouvernement Legault mercredi. Au contraire, quelques heures avant, elle a réuni tous ses employés en conférence vidéo pour leur faire part des nouvelles façons de faire.

Mais le 1er juin, elle ne pourra pas rouvrir son salon parce qu'il est situé dans un petit centre commercial du quartier Saint-Romuald, à Lévis, dans un local où il n’y a pas d’accès extérieur.

Un corridor désert dans un petit centre commercial.

M Zone Coiffure est situé dans un petit centre commercial du quartier Saint-Romuald, à Lévis.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

C'est une décision que j'ai trouvé injuste.

Manon Morissette, propriétaire, M Zone Coiffure
Manon Morissette, propriétaire M Zone Coiffure

Manon Morissette, propriétaire M Zone Coiffure

Photo : Radio-Canada

Des consignes claires et bien en vue, du désinfectant à l’entrée, des masques pour les clients et pour les employés, des chaises condamnées pour respecter la distanciation : tout était prêt. Mme Morissette se prépare depuis des semaines et n’attend que le feu vert du gouvernement.

Une affiche, une bouteille de désinfectant et une boîte de masques à l'entrée d'un salon de coiffure.

Chez M Zone Coiffure, on retrouve désormais à l'entrée une affiche avec des consignes claires, du désinfectant et des masques pour les clients.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Toute la logistique et les horaires de travail ont même été revus pour limiter le nombre de clients dans le salon.

Inquiétude partagée

Plusieurs autres propriétaires de salons de coiffure sont dans la même situation, selon l’Association Coiffure Québec. Le président, Stéphane Roy, affirme avoir été interpellé par des propriétaires de salons de coiffure de différentes régions.

Préoccupé, M. Roy dit avoir adressé la situation à la CNESST.

Selon lui, ces entrepreneurs ne doivent pas être pénalisés alors qu’il existe certaines solutions.

Il pourrait y avoir un gardien de sécurité pour permettre aux salons de coiffure d'ouvrir, seulement les salons. Je pense que les propriétaires seraient très coopératifs. À la limite ils seraient peut-être prêts à participer aux dépenses additionnelles, propose-t-il.

Stéphane Roy, président de l'Association Coiffure Québec

Stéphane Roy, président de l'Association Coiffure Québec

Photo : Radio-Canada

Cependant, aucun assouplissement n’est prévu pour l'instant. Aux cabinets des ministres du Travail et de l'Économie, on réitère que les commerces situés dans les tours de bureaux et dans les centres commerciaux ne peuvent pas rouvrir.

Interpellée par Manon Morissette, l’équipe du député de Lévis, François Paradis, la réfère à la Santé publique.

Sensibles à la situation exprimée, nous garderons un regard attentionné sur l’évolution du dossier , ajoute son attaché de presse.

Bien qu’elle soit déçue, Mme Morissette garde espoir que son message soit entendu pour qu’elle et tous les autres propriétaires dans sa situation puissent rouvrir eux aussi leur salon de coiffure le 1er juin.

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