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Les camps de jour cherchent des solutions pour accueillir plus de jeunes

Les enfants et les animateurs sont assis dans un wagon et lèvent les bras au ciel en souriant.

Contrairement aux autres années, la distanciation physique devra être respectée.

Photo : Société francophone de Maillardville

Félix Morrissette-Beaulieu

Les camps de jour cherchent des solutions pour accommoder davantage de familles qui n'y auront pas accès cet été en raison de la diminution du nombre d’enfants autorisés.

Pour limiter la propagation de la COVID-19, les groupes seront maintenant limités à 10 enfants par moniteur.

Les ratios seront encore plus restrictifs pour les tout-petits, soit sept enfants maximum chez les 7 à 8 ans, cinq enfants maximum chez les 5 à 6 ans; et quatre enfants maximum chez les 3 à 4 ans.

Résultat : au camp de jour Patro Charlesbourg, seulement 700 jeunes pourront s'inscrire cette année. C'est près de 400 de moins que l'an passé.

L’objectif, c’est de travailler pour les 700 jeunes inscrits. Il est trop tôt pour voir de quelle manière on va se prendre pour la poursuite des inscriptions, s’il y en a, explique le directeur général, Yan Robitaille.

C’est sûr qu’on aimerait en avoir plus. Il faut juste être réaliste avec ce que la COVID nous amène, déplore-t-il.

Des jeux étalés sur une table.

Le Patro Charlesbourg a l'habitude d'accueillir 1 100 jeunes à son camp de jour estival. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Mireille Roberge

Diminuer le nombre de semaines

À Limoilou, le camp Patro Roc-Amadour accueille habituellement 700 jeunes et 200 personnes handicapées, dont une clientèle autiste et des adultes avec une déficience intellectuelle.

Ce nombre sera diminué à 400 en raison des mesures de distanciation physique, selon le directeur général, Clément Lemieux.

Il songe à offrir des camps de jour sur quatre semaines au lieu de huit pour accommoder plus de familles.

La possibilité d’ouvrir la fin de semaine et les soirs est aussi étudiée.

Habituellement, on fermait toujours les deux dernières semaines d’août pour permettre à tout notre personnel de prendre des vacances. Notre objectif ultime, c’est de donner du répit à plus de personnes possibles.

Trouver des locaux et augmenter les quotas

Les directions disent être en discussion avec la ville de Québec pour trouver de nouveaux locaux pour accueillir les jeunes.

Présentement, on a fait la demande pour avoir accès à quatre écoles dans le quartier. Avec ces locaux, les quotas pourraient augmenter, explique Clément Lemieux.

Il faut que les budgets suivent et que tu aies les ressources humaines, estime-t-il.

La Ville de Québec doit préciser ses engagements financiers envers les camps de jour d’ici le 25 mai.

Les camps de jour pourront ouvrir le 22 juin.

Des animateurs donnent une activité de tir à l'arc aux enfants

Les camps de vacances seront quant à eux fermés cet été. (Archives)

Photo : Yan Kaczynski

Des jeunes sans camps de vacances

La fermeture des camps de vacances pour toute l'année 2020 cause un autre casse-tête aux parents.

Au camp Le Manoir, dans Charlevoix, c’est environ 160 jeunes qui devront se trouver d’autres plans. Cette situation pourrait être permanente, selon Thomas Le Page Gouin, directeur général du camp.

On est à 70% environ des camps qui pensent ne pas être capables d'ouvrir cet été et là-dessus, un tiers ne pense pas rouvrir point. Les conséquences sont immenses, que ce soit au camp le Manoir ou ailleurs.

C’est indéniable que sans aide financière la situation va être catastrophique pour les camps. C'est plus juste une question de sauver 2020, c'est de sauver les camps en 2021, 2022, et les années subséquentes, estime le directeur.

Avec les informations d'Olivier Lemieux

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