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Des associations touristiques du Québec s'impatientent

Une tente-roulotte dans un camping à la tombée du jour avec le Rocher Percé en arrière plan.

Une tente-roulotte dans un camping de Percé à la tombée du jour.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Fédération des pourvoiries du Québec, Camping Québec, Aventure Écotourisme Québec et l’Alliance de l’industrie nautique pressent le gouvernement de leur fournir un calendrier précis pour la réouverture de leurs entreprises. Le temps presse particulièrement pour les petites entreprises touristiques de l'Est-du-Québec.

Les clients m'appellent. Ils pensent que j'en sais plus, mais je n'en sais pas plus, déplore la propriétaire du camping Au bord de la mer, à Cap-Chat, Judith Tessier.

Elle explique qu'elle a déjà plusieurs réservations pour la saison à venir. Or, il est difficile de répondre aux clients et de planifier la saison alors que Québec n'a toujours fourni aucune information sur l'ouverture des campings.

Sachant qu'on n'a pas les dates d'ouverture encore, ça commence à être un problème avec nos saisonniers qui viennent toutes les années. Juste ce matin, j'ai eu une douzaine d'appels.

Judith Tessier, propriétaire du camping Au bord de la mer

La propriétaire s'attend à recevoir au moins la moitié moins de visiteurs qu'à l'habitude.

L'été, le camping déborde. C'est beaucoup d'Européens, de Canadiens de l'ouest, des Ontariens. On n'aura pas ces gens-là, alors c'est au moins 50 % de pertes, estime-t-elle.

Une enseigne annonce le faubourg de Cap-Chat, devant le fleuve.

Les entreprises touristiques de Cap-Chat, en Haute-Gaspésie, reçoivent normalement des milliers de touristes chaque été (archives).

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Malgré l'incertitude qui persiste, Mme Tessier a déjà pris les moyens nécessaires pour respecter les mesures d'hygiène et de distanciation.

On a décidé de fermer nos blocs sanitaires pour l'été et ça cause un autre stress parce qu'on ne peut pas recevoir de tentes. Dans l'entrée de la réception, on a installé un plexiglas. Ça va être une personne à la fois. J'ai un système de carte de crédit. On n'aura aucun contact avec les visiteurs. Je n'ai pas de dépanneur, cette année je n'ouvre pas le restaurant, je n'ouvre pas ma terrasse, précise-t-elle.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

On est un camping, c'est la nature, c'est la mer. Je ne pense pas qu'il y a un problème, souligne Mme Tessier.

Richard Émond abonde dans le même sens. Bien qu'il réside à Cap-Chat, il a l'habitude de passer tous ses étés au camping Au bord de la mer, et a déjà très hâte de pouvoir s'y installer.

C'est un manque de liberté, ça nous manque vraiment. On a des grands terrains, on peut très bien respecter les distances. Ce n'est pas plus compliqué de les respecter ici qu'à l'épicerie, fait valoir M. Émond.

Chaque campeur va être la police du terrain! On est prêts à le faire pour pouvoir venir.

Richard Émond, campeur

Les campeurs de la Côte-Nord aussi s'impatientent. Certains, comme Éric Painchaud, de Baie-Comeau, ont même déjà commencé à préparer leur roulotte.

On est saisonniers au camping de la mer, donc on profite beaucoup des activités qui normalement sont organisées, mais on a su cette année que tout ça va être annulé, donc on va faire du camping plus tranquille sur notre terrain, mais on profite de la nature, indique M. Painchaud.

Impatience dans les pourvoiries et les marinas

Le propriétaire de la Pourvoirie du Lac Cyprès et président de l'Association des pourvoiries de la Côte-Nord, Charles Pinard, affirme vivre un stress intense en raison la situation.

C'est irréel. Normalement, on serait déjà en train de se préparer. On serait peut-être même déjà ouverts. Mais là, on attend, déplore-t-il.

En plus, on n'a pas d'argent. Ça fait que tu ne veux pas faire des achats ou des investissements sans savoir ce qui va arriver.

Charles Pinard, propriétaire de la Pourvoirie du Lac Cyprès et président de l'Association des pourvoiries de la Côte-Nord

L'impatience monte également du côté des marinas.

Le maître de port de la marina de Sainte-Anne-des-Monts, Sylvain Gaumond, espère avoir le feu vert de Québec pour ouvrir d'ici la fin du mois.

Les plaisanciers ont hâte de faire les mises à l'eau. Dès lundi, je vais commencer à installer les pontons et je vais attendre le OK du Ministère, affirme-t-il.

Le monde ne prendra pas une petite bière ensemble sur les pontons comme d'habitude, ça va être plus en famille et se saluer au passage, mais au moins on va avoir ça, avance M. Gaumond.

Il estime que la marina de Sainte-Anne-des-Monts reçoit normalement 300 visiteurs par saison.

La ministre du Tourisme, Caroline Proulx, n'était pas disponible pour une entrevue à ce sujet.

Avec les informations de Michel-Félix Tremblay et Marlène Joseph-Blais

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