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Un repas au volant comme dans les années 50

Une voiture ancienne est stationnée devant le restaurant Buffet Royal avec à la fenêtre un plateau pour le service au volant.

La voiture de modèle Road Runner 1972 était utilisée pour les livraisons dans les années 70.

Photo : Courtoisie Buffet Royal

Pour assurer leur survie, les restaurants doivent redoubler d'imagination depuis le début de la pandémie. Le propriétaire du restaurant Buffet Royal, Éric Sanfaçon, a même décidé de reculer dans le temps, jusque dans les années 50.

À cette époque, le restaurant de Beauport, fondé en 1956 par son grand-père, offrait encore aux clients le service à l'auto.

On fixait dès lors un plateau aux portières des véhicules, puis les clients savouraient leur repas, assis bien confortablement sur leur siège.

Le restaurant Buffet-Royal.

Photo d'époque du restaurant Buffet Royal qui a été fondé en 1956 par Lorenzo Sanfaçon et Jeanne Latulippe.

Photo : Restaurant Buffet Royal

Les plateaux d'origine

Près de quatre décennies plus tard, l’idée n’a visiblement rien perdu de son charme.

On a les cabarets [sic] d’origine. On les a sortis du sous-sol. [...] On a pris les cabarets, nettoyés, désinfectés et adaptés un petit peu. [...] Ce sont les mêmes cabarets qui ont servi dans les années 50, raconte le propriétaire.

Même si le service de livraison a permis au restaurant de poursuivre une partie de ses activités depuis le début de la pandémie, le propriétaire ne veut pas s’y limiter, avec l’arrivée de l’été.

Avec la température, le beau temps et le début du déconfinement, le monde, ça leur fait du bien de venir manger dans leur voiture, constate M. Sanfaçon.

Le restaurant Buffet Royal a ainsi permis, mercredi, à une quinzaine de véhicules à la fois de se prêter à l’expérience. L'offre doit se poursuivre durant tout l'été, du moins tant et aussi longtemps qu'il sera impossible de rouvrir la salle à manger.

Deux petits coups de klaxon

En arrivant dans le stationnement du restaurant, les clients doivent indiquer le modèle et la couleur de leur véhicule par téléphone, avant de passer leur commande.

Quand [les clients] ont terminé, deux petits coups de klaxon, comme dans le temps, et on vient débarrasser, précise-t-il avec une pointe de nostalgie.

L’établissement a dû licencier une dizaine de ses employés après la fermeture de sa salle à manger, mais certains ont pu revenir au travail mercredi.

Tranquillement pas vite, on retrouve notre famille, se réjouit Éric Sanfaçon.

D'après une entrevue à l'émission matinale Première heure

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