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Les camps de jour du Québec seront ouverts cet été

Les groupes seront toutefois limités à 10 enfants par moniteur, voire moins chez les plus jeunes.

M. Legault en conférence de presse.

Le premier ministre Legault s'est dit « très content », jeudi, d'avoir obtenu le feu vert de la santé publique pour que les camps de jour ouvrent comme prévu le 22 juin, soulignant au passage qu'il avait reçu « beaucoup de courriels » de parents à ce sujet.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

L'été des enfants québécois ne sera peut-être pas si différent de celui des années précédentes, finalement.

Les camps de jour rouvriront comme d'habitude le 22 juin, ont annoncé jeudi le premier ministre, François Legault, et le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, lors de la conférence de presse quotidienne des autorités québécoises.

Les groupes seront toutefois plus petits que d'habitude, et des règles devront être adoptées pour assurer la distanciation physique en tout temps.

Ainsi, les moniteurs ne pourront pas avoir la responsabilité de plus de 10 enfants à la fois. Et les ratios seront encore plus restrictifs chez les tout-petits : 7 enfants maximum chez les 7 à 8 ans; 5 enfants maximum chez les 5 à 6 ans; et 4 enfants maximum chez les 3 à 4 ans.

Mais qui dit plus petits groupes dit plus de moniteurs. Une telle mesure comportera un grand défi en matière de recrutement, a reconnu le premier ministre, qui a lancé un appel aux adolescents et aux jeunes adultes pour les inciter à devenir moniteurs plutôt que de rester à la maison et de toucher la Prestation canadienne d'urgence (PCU).

Les camps de jour ouverts cet été : entrevue avec Éric Beauchemin

La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) publiera un guide pour encadrer la reprise des activités dans les camps de jour.

C'est non pour les camps de vacances

En ce qui a trait aux camps de vacances, où les enfants dorment sur place, leurs activités ne pourront pas reprendre avant l'été 2021, a fait savoir le gouvernement Legault par communiqué en début d'après-midi.

En conférence de presse, le premier ministre a brièvement semé la confusion en déclarant qu'il espérait bientôt être rendu là. Mais après vérifications auprès de son cabinet et de celui de la ministre des Affaires municipales, il n'y aura pas de camps de vacances cet été.

Les camps spécialisés qui accueillent des jeunes vivant avec un handicap auront toutefois le droit d'ouvrir leurs portes.

Quant aux piscines publiques, il n'est pas encore question de les ouvrir, mais cette possibilité est sur l'écran radar. Ça s'en vient, a simplement déclaré le premier ministre.

Laval, l'autre épicentre

De retour dans la métropole après quelques jours passés à Québec, François Legault et Horacio Arruda étaient accompagnés jeudi du député de Sainte-Rose, Christopher Skeete, du maire de Laval, Marc Demers, et du directeur régional de santé publique de Laval, Jean-Pierre Trépanier, pour dresser leur bilan quotidien de la pandémie.

Le premier ministre s'est ensuite dirigé vers l'Hôpital de la Cité-de-la-Santé pour participer à une réunion avec le PDG du CISSS de Laval visant à préparer la suite des choses advenant qu'une deuxième vague de COVID-19 déferle sur le Québec.

L'attendait sur place un petit groupe d'infirmières, d'auxiliaires et d'inhalothérapeutes inquiets de ne pas pouvoir prendre de vacances cet été. Le bref face-à-face s'est toutefois bien déroulé, selon le président local de l'APTS, Pierre-Luc Carrier, selon qui M. Legault s'est montré très à l'écoute.

Une femme masquée à l'intérieur du CHSLD.

Le CHSLD lavallois de Sainte-Dorothée est l'un des établissements pour aînés du Québec qui a payé le plus lourd tribut à la pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

La situation s'est aggravée sur l'île Jésus, qui a maintenant dépassé l'agglomération de Montréal en nombre de cas d'infection par habitant.

Le taux de décès en CHSLD inquiète particulièrement les autorités : selon une analyse réalisée par Radio-Canada, au moins 1 résident sur 7 est mort de la COVID-19 à Laval, comparativement à 1 sur 9 à Montréal.

Afin de bien prendre le pouls de la transmission communautaire, le CISSS de Laval a ouvert récemment deux cliniques de dépistage : à l'aréna Cartier, dans le secteur Point-Viau-Laval-des-Rapides, et à l'aréna Pierre-Creamer, dans le secteur Chomedey. Une troisième a ouvert ses portes jeudi à l'aréna Saint-François, dans le nord de la ville.

Des chiffres « encourageants »

À l'échelle du Québec, le bilan présenté jeudi s'est accru de 82 décès pour un total de 3800 victimes de la COVID-19. François Legault a toutefois précisé que 25 de ces 82 décès supplémentaires sont survenus il y a plus de cinq jours.

Jusqu'à présent, 45 495 cas d'infection ont été confirmés. De ce nombre, 13 327 personnes sont considérées comme rétablies.

Le nombre d'hospitalisations, lui, continue de décroître. À l'heure actuelle, 1504 lits sont occupés, soit 41 de moins que mercredi. Les statistiques des soins intensifs sont aussi encourageantes, selon le premier ministre, qui a fait savoir jeudi que ces unités soignaient actuellement 176 patients, soit 7 de moins qu'il y a 24 heures.

Cela dit, François Legault a tenu à rappeler que la crise n'est pas terminée et qu'il y a encore beaucoup de chemin à parcourir, ne serait-ce que pour trouver la main-d'oeuvre qui permettra de remplacer les militaires déployés par les Forces armées canadiennes et les volontaires venus en renfort grâce à la campagne de recrutement Je contribue.

Pour ces raisons, il a demandé aux Québécois de se montrer indulgents et d'essayer de jouer en équipe pour trouver des solutions.

M. Legault arrivant à la conférence de presse en portant un masque à l'effigie du Canadien de Montréal.

François Legault a fait une entrée remarquée, jeudi après-midi, à la Place des Arts.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

M. Legault s'est présenté à la conférence de presse protégé par un couvre-visage à l'effigie du Canadien de Montréal – un masque fourni par le défenseur Shea Weber, a-t-il révélé.

Je peux vous dire qu'il n'est pas rancunier parce qu'en janvier dernier, j'avais proposé de l'échanger, a-t-il lancé en riant.

Advenant la reprise des activités de la LNH et la victoire du CH en finale de la Coupe Stanley, on ne pourra pas avoir de parade, a prévenu le premier ministre. Un plan B pourra être mis en place, mais on ne travaille pas très fort [là-dessus], a-t-il admis.

Avec les informations de La Presse canadienne

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