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Le conseil scolaire public de Calgary menacé de dissolution

La devanture du bâtiment du Conseil scolaire de Calgary.

La gouvernance du conseil scolaire public anglophone de Calgary est critiquée.

Photo : CBC

La ministre de l’Éducation Adrianna LaGrange a publié un arrêté ministériel imposant une vingtaine de changements au conseil scolaire public anglophone de Calgary sous peine de dissolution.

Cet arrêté ministériel accompagne la publication du rapport d’audit sur la gouvernance et les finances du conseil que le gouvernement avait commandé à la firme Grant Thornton. 

Même si cet audit a noté des forces au sein du conseil, il a souligné de nombreux exemples de dysfonctionnement. 

En résumé, nos résultats indiquent une organisation qui a traversé une tourmente au niveau de sa gouvernance avec trop d’emphase sur le processus plutôt que la fonction et une vue à court terme de sa pérennité financière, note le rapport. 

Les 38 pages décrivent notamment un manque de confiance entre les sept conseillers scolaires qui a conduit au départ de l’un d’entre eux, Lisa Davis.

Selon le rapport, les relations semblent se concentrer sur le procédural, comme le fait de déterminer qui a le droit de parler sur tel ou tel sujet.

Des finances critiquées

Le conseil scolaire, plus connu sous son acronyme CBE (Calgary Board of Education), est un des plus gros au Canada, avec 121 000 élèves, 245 écoles et environ 14 000 employés. 

Malgré cette imposante structure, le rapport d’audit note que les sept conseillers élus ne s’intéressent qu’aux finances du budget en cours. Aucune attention ne semble être prêtée à la stabilité à long terme du conseil. Cela semble indiquer que la perception du conseil est que la responsabilité d’assurer la pérennité financière des programmes appartient au ministère de l’Éducation et non à CBE, souligne le rapport.

Il y est ainsi noté que les décisions du conseil ont amené à l’appauvrissement de ses réserves, à tel point qu'elles ne représentent plus que 0,7 % de son budget annuel d’environ 1,3 milliard de dollars. La plupart des autres conseils maintiennent un niveau de l’ordre de 4 %.

La location du bâtiment central de CBE est également citée comme un des exemples de mauvaise gestion financière. Le conseil est au milieu d’un bail qui lui fait payer 47 $ par pied carré alors que des locations similaires coûtent présentement 16 à 20 $ par pied carré à Calgary.

Adriana LaGrange et Jason Kenney se serrent la main.

Adriana LaGrange et Jason Kenney, au moment de l'assermentation des ministres.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Dans son arrêté ministériel, Adrianna LaGrange impose donc au conseil d’inclure le long terme dans ses discussions budgétaires. Le rapport notant que les conseillers élus ne semblent pas avoir d’expertise financière, elle leur demande de recruter un conseiller en gouvernance.

Direction les salles de classe

La ministre exige également que le conseil trouve de nouvelles solutions pour minimiser les pertes associées à la location de son bâtiment. 

Le rapport note aussi que trop d’enseignants sont affectés à des tâches de gouvernance ou de spécialisation. La ministre veut une réorganisation pour les rediriger vers les salles de classe.  

Tous les changements devront être mis en place d’ici le 30 novembre. Le conseil scolaire devra donner une première mise à jour sur ses progrès le 31 juillet, puis rencontrer mensuellement des membres du ministère de l’Éducation.

CBE satisfait des conclusions

Le conseil est, pour sa part, soulagé que la firme n'ait trouvé aucune anomalie dans ses finances, même s’il reconnaît qu'il est possible de faire mieux.

Nous nous engageons à travailler avec le gouvernement de l’Alberta pour nous conformer avec l’arrêté ministériel, est-il écrit dans le communiqué.

Le conseil scolaire assure d’ailleurs que le travail est déjà en cours.

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