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COVID-19 : des singes vaccinés ou infectés semblent développer une immunité

Illustration du SRAS-CoV-2.

Le SRAS-CoV-2.

Photo : NIAID-RML

Agence France-Presse

Des singes vaccinés ou infectés par le nouveau coronavirus ont développé des anticorps leur permettant d'être protégés contre une nouvelle infection, selon deux études prometteuses, malgré les grandes différences entre les macaques et les humains, publiées mercredi par le journal Science.

Nos découvertes accroissent l'optimisme sur le fait qu'il sera possible de développer des vaccins contre la COVID-19, a souligné dans un communiqué Dan H. Barouch, le chercheur qui a mené les deux études au Beth Israel Deaconess Medical Center (BIDMC), à Boston.

De nouvelles recherches seront nécessaires pour répondre aux questions importantes sur la durée de la protection ainsi que les spécificités des vaccins contre le SRAS-CoV-2 développés pour les humains, précise-t-il, tandis que la pandémie a déjà fait plus de 325 000 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine.

Ces études, parmi les premières à démontrer que des primates non humains peuvent développer une immunité protectrice contre le SRAS-CoV-2, sont prometteuses, a salué la revue scientifique Science.

Dans la première étude, neuf macaques adultes ont été infectés par le virus SRAS-CoV-2. Après en être guéris, ils ont été soumis à une seconde infection 35 jours plus tard. Tous n'ont alors montré que peu ou pas de symptômes.

Ces données indiquent qu'une infection au SRAS-CoV-2 a provoqué une immunité protectrice chez les macaques, concluent les auteurs, qui soulignent toutefois les différences importantes dans la contagion du coronavirus entre les macaques et les humains.

Avertissement

L’article que vous lisez repose sur des données recueillies lors d’une étude préliminaire. Ces informations sont basées sur des résultats qui n’ont pas été révisés par d’autres scientifiques et qui pourraient se révéler erronés, incomplets, mal interprétés ou ultimement non reproductibles. Ces données préliminaires représentent une piste intéressante, mais elles doivent encore être confirmées par d’autres travaux plus exhaustifs. Il faut garder un esprit critique et avoir en tête que la recherche sur le SRAS-CoV-2 ne fait que commencer.

Dans la seconde étude, les chercheurs ont donné des vaccins expérimentaux à 35 macaques adultes.

Lorsque ces singes ont été infectés par voie nasale par le SRAS-CoV-2 six semaines plus tard, ils présentaient des niveaux d'anticorps dans le sang suffisants pour neutraliser le virus en deux semaines, souligne Science.

Ces niveaux étaient semblables à ceux détectés chez les humains en voie de rétablissement après avoir été contaminés par le nouveau coronavirus, d'après les chercheurs.

Ce sont des études très encourageantes, a réagi Lawrence Young, un chercheur à l'Université de Warwick qui n'a pas participé aux travaux.

Mais les infections au nouveau coronavirus seraient différentes chez les humains, notamment la capacité du virus à infecter de nombreux autres tissus et cellules chez les humains. Les réponses immunitaires seraient aussi très différentes, met-il en garde.

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