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Sans travailleurs étrangers, l’industrie agricole du N.-B. craint de s’effondrer

Un fermier seul dans un champ de semences.

Si les travailleurs étrangers finissent par être autorisés au Nouveau-Brunswick, ils ne pourront pas travailler avant la fin d'une quarantaine obligatoire de 14 jours.

Photo : Radio-Canada / Guy R. LeBlanc

Radio-Canada

Des représentants de l’industrie agricole du Nouveau-Brunswick prédisent un effondrement de la production alimentaire dans la province à moins d’avoir l’autorisation d’embaucher des travailleurs étrangers temporaires.

Le gouvernement de Blaine Higgs a interdit le recours aux travailleurs étrangers temporaires dans le but de prévenir la propagation de la COVID-19. L’Union nationale des fermiers au Nouveau-Brunswick, l’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick et la coopérative Récolte de chez nous disent que la production agricole provinciale est sur le point de s’effondrer.

L’interdiction aux travailleurs étrangers temporaires d’entrer au Nouveau-Brunswick pour la saison de croissance 2020 déstabilise l’industrie en éliminant l’accès à des travailleurs professionnels et qualifiés qui font souvent la différence entre le succès et l’échec d’un grand nombre d’entreprises agricoles. Sans ces travailleurs, plusieurs fermiers réduisent déjà leur production, affirment les organismes dans un communiqué publié jeudi.

Quatre hommes à au moins deux mètres de distance les uns des autres dans un champ.

Des travailleurs agricoles de la Jamaïque sont à l'oeuvre dans cette ferme en Nouvelle-Écosse depuis la première semaine de mai.

Photo : Radio-Canada / Paul Légère

L'industrie craint que les Néo-Brunswickois n’aient accès qu’à des fruits et légumes importés cette année.

Avec des cultures non semées, une production réduite et le risque que des cultures ensemencées ne puissent pas être récoltées à cause d’un manque de main-d’oeuvre, les Néo-Brunswickois devront acheter de la nourriture provenant de l’étranger.

Les organismes disent avoir recueilli l’avis des propriétaires de 18 fermes dans la province. Ils concluent qu’il n’y aura aucune semence ni récolte sur environ 2000 acres de terres agricoles en l’absence des travailleurs étrangers temporaires. Les pertes sont estimées à 7 millions de dollars.

Le premier ministre Blaine Higgs espérait que des chômeurs néo-brunswickois remplacent les travailleurs étrangers temporaires, mais constatant le faible de nombre de candidatures pour ces emplois saisonniers, il a exprimé, mercredi, une certaine ouverture envers la levée de l'interdiction.

Des travailleurs étrangers temporaires sont à l’oeuvre dans d’autres provinces, dont la Nouvelle-Écosse, après avoir passé deux semaines d’isolement à leur arrivée au Canada.

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