•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Incertitude pour les emplois d'été étudiants

Des monitrices devant un groupe de jeunes dans un camp de jour.

Les moniteurs et monitrices de camps de jour de Sept-Îles ne savent pas encore s'ils pourront travailler cet été (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La pandémie de coronavirus complexifie la recherche d'emplois d'été pour les étudiants de la Côte-Nord, tant dans les secteurs public que privé.

L'incertitude qui persiste dans le domaine du tourisme et de la restauration, notamment, réduit les occasions d'emplois saisonniers.

La Ville de Sept-Îles, entre autres, risque d'être forcée de réduire l'embauche d'étudiants cette année.

Bon an mal an, la Ville emploie environ 150 étudiants chaque été, principalement dans le secteur des travaux publics et des loisirs.

Cette année, ce nombre pourrait être considérablement réduit, car les directives de Québec à propos des camps de jour pour enfants se font toujours attendre.

80 moniteurs saisonniers ne savent donc toujours pas s'ils auront un emploi en juin.

Présentement, on est en embauche conditionnelle, explique le directeur général de la Ville de Sept-Îles, Patrick William.

On dit aux étudiants "tu es embauché, à la condition que les terrains de jeux puissent ouvrir". C'est un peu tannant, mais il faut le faire comme ça.

Patrick William, directeur général de la Ville de Sept-Îles
Un homme en entrevue devant l'hôtel de ville.

Patrick William, directeur général de la Ville de Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Cette incertitude s'étend aussi au secteur privé.

Les emplois d'été, qui sont souvent largement destinés aux étudiants, tardent à être affichés.

Si la situation défavorise les jeunes chercheurs d'emploi, elle pourrait aussi avoir des impacts négatifs pour les entreprises, selon l'équipe du Carrefour jeunesse-emploi de Duplessis.

Sa directrice générale, Nadia Richard, donne l’exemple du domaine du tourisme, qui risque de perdre des employés au profit des services essentiels.

On risque d'avoir aussi une difficulté à recruter parce que les étudiants peuvent se revirer de bord aussi puis aller vers les services essentiels, les épiceries, commerces et autres, indique-t-elle.

Une femme en entrevue à l'intérieur.

Nadia Richard, directrice générale du Carrefour jeunesse-emploi de Duplessis

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Selon le Carrefour jeunesse-emploi, la Prestation canadienne d'urgence pourrait également décourager certains étudiants à poursuivre la recherche d'un emploi d'été.

Par ailleurs, l'embauche étudiante est maintenue dans les grandes industries de Sept-Îles.

Comme chaque été, Rio Tinto IOC et l'Aluminerie Alouette offrent toutes deux quelques dizaines d'emplois étudiants.

Chez Alouette, l'intégration de cette main-d'œuvre saisonnière sera toutefois adaptée, afin de respecter les mesures de distanciation et d'hygiène imposées par le gouvernement.

Avec les informations de Marc-Antoine Mageau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Côte-Nord

Emploi