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Des associations touristiques réclament un calendrier pour la reprise des activités

Une femme en canot sur un lac. Un grand chalet de bois et une montagne en arrière-plan.

Malgré les appels à la patience des autorités, les Québécois souhaitent maintenant pouvoir pratiquer leurs activités de loisir, selon la Fédération des pourvoiries du Québec.

Photo : Guillaume Roy

Radio-Canada

La Fédération des pourvoiries du Québec, Camping Québec, Aventure Écotourisme Québec et l’Alliance de l’industrie nautique veulent avoir l’heure juste. Elles pressent le gouvernement de leur fournir un « calendrier précis » pour la réouverture des entreprises touristiques, de loisirs et de plein air après plusieurs semaines de pause en raison de la pandémie.

Dans un communiqué rendu public jeudi, ces associations, qui affirment avoir suivi les directives gouvernementales à la lettre depuis le début de la crise, disent que les entreprises de ces secteurs vivent un stress intense.

La survie de plusieurs entrepreneurs est en péril, affirment les signataires.

Ils avancent que leurs activités comportent un risque moins grand que dans certains secteurs qui, pourtant, ont déjà obtenu l’aval de la santé publique pour une réouverture.

Les entreprises sont prêtes à recevoir la clientèle de manière sécuritaire et dans le respect des mesures sanitaires en vigueur, ajoutent-ils.

Pieds et mains liés

En entrevue à RDI, Simon Tessier, président-directeur général de Camping Québec, ne cache pas sa frustration. Nous avons pieds et mains liés présentement, dit-il.

Il rappelle œuvrer pour le premier secteur touristique à avoir reçu l’aval de la santé publique pour son plan de sécurité sanitaire. Il se demande donc pourquoi l’annonce de la date de réouverture tarde à venir.

Dans notre industrie, ajoute M. Tessier, les gens investissent beaucoup au fur et à mesure, d’année en année, parce qu’on sait que la clientèle va être au rendez-vous. Mais plus on tarde pour la date de réouverture, dit-il, plus les entreprises touristiques sont plongées dans une précarité financière importante.

Pour ce qui est de l’aide gouvernementale, Simon Tessier dit préférer se concentrer sur la reprise de l’activité pour sauver des entreprises.

Si on peut laisser de l’aide aux autres et sauver notre industrie, c’est ce qu’on préférerait faire.

Simon Tessier, président-directeur général de Camping Québec

Marc Plourde, président directeur général de la Fédération des pourvoiries du Québec, souligne que malgré les appels à la patience des autorités, les Québécois souhaitent maintenant pouvoir pratiquer leurs activités de loisir et savoir ce qu'il adviendra de leurs vacances estivales.

On commence à voir des pourvoiries illégales apparaître dans plusieurs régions du Québec. Pendant que les pourvoiries demeurent fermées et attendent patiemment les annonces officielles.

Marc Plourde, président directeur général de la FPQ

Des pourvoyeurs allèguent en effet que des chalets privés sont loués pour effectuer des activités de pêche sans nécessairement respecter les recommandations de la santé publique.

Un retour à la nature doit également passer par les entreprises de tourisme d’aventure, fait remarquer Yanick Morin, président d’Aventure Écotourisme Québec.

Le temps presse, selon l’Alliance de l’industrie nautique du Québec.

Son directeur général Sylvain Deschênes précise que pour s’assurer que le retour aux activités se déroule en toute sécurité sur l’eau, il est important que les plaisanciers aient accès à leur bien pour vérifier que l’hiver n’a pas occasionné de dommages et effectuer l’entretien nécessaire en vue de la remise à l’eau.

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