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Déconfinement : le parc aquatique Calypso de Limoges veut se mouiller

Le parc croit pouvoir faire respecter les consignes de distanciation physique.

Une glissade au parc aquatique Calypso.

Le parc aquatique réduirait sa capacité de deux tiers et installerait des stations de désinfectant sur son site.

Photo : Radio-Canada

La saison estivale devait débuter dans deux semaines. La pandémie de COVID-19 aura toutefois eu raison du calendrier de Calypso. En Ontario comme au Québec, les parcs aquatiques ne sont toujours pas autorisés à rouvrir, en dépit des pressions de l’industrie.

C’est sûr que financièrement, ça va être extrêmement difficile si on n’a pas de saison du tout, s’inquiète Sandra Nadeau. La porte-parole du Groupe Calypso Valcartier rappelle que le parc, situé à Limoges à l'est d'Ottawa, dépend de seulement trois mois d’ouverture par année.

Mais c’est des infrastructures, des frais fixes, des taxes municipales [toute l’année], souligne-t-elle. Si l’entreprise a déjà fait appel à la subvention salariale du gouvernement fédéral pour ses cinq employés permanents, cela ne risque pas d’être suffisant pour garder la tête hors de l’eau.

Il y a une date à laquelle ça ne vaudra plus la peine [d’ouvrir], prévient Mme Nadeau. Le parc aquatique estime qu’il lui faudra trois semaines pour préparer sa réouverture après le feu vert du gouvernement. À la mi-juillet, il serait donc trop tard pour sauver la saison.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Rouvrir sans faire de vagues

Les responsables de Calypso sont convaincus qu’ils pourraient respecter les consignes d’hygiène et de distanciation physique en accueillant un nombre réduit de clients. Pour ce faire, le parc aquatique réduirait sa capacité de deux tiers et installerait des stations de désinfectant sur son site.

La restauration serait offerte uniquement à emporter et les employés seraient munis d’équipement de protection individuelle. Ce sont des choses qu’on a déjà mises sur papier. On a déjà commencé à former nos employés et on est prêts à la faire, soutient Mme Nadeau.

Calypso est même prêt à désactiver les vagues dans sa piscine à vague pour éviter les rapprochements non souhaités entre baigneurs, en soulignant que les coronavirus ne semblent pas survivre longtemps dans l’eau chlorée, selon des experts.

C’est un endroit qui sera très différent de ce qu’on est habitués à voir, mais on est capable de le faire [...] et les gens pourraient au moins profiter des journées ensoleillées.

Sandra Nadeau, porte-parole du Groupe Calypso Valcartier

Le Groupe Calypso Valcartier dit s’être allié avec d’autres joueurs dans l’industrie — comme le parc d’attractions Canada’s Wonderland, près de Toronto — pour faire pression auprès des élus.

Or, ces efforts ne semblent pas encore avoir donné de résultats, puisque les gouvernements Ford et Legault n’ont toujours pas fixé de date de réouverture pour ces types d’établissements.

Si un feu vert lui est donné à temps, Calypso ne prévoit pas augmenter ses prix d’entrée. Le parc aquatique est convaincu que les clients seront au rendez-vous. On sent que les Québécois et les Ontariens auront besoin de se changer les idées, croit Sandra Nadeau.

Du côté gatinois, le Mont-Cascades n'a pas encore dévoilé ses intentions pour l'été, mais demeure également fermé sans date de réouverture. Le parc aquatique a décliné notre demande d'entrevue à ce sujet.

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