•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 à l'école de Sainte-Thérèse-de-Gaspé : la distanciation pas toujours respectée

La façade de l'école Bon-Pasteur de Sainte-Thérèse-de-Gaspé.

L'école a été fermée et une enquête épidémiologique est en cours.

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

Radio-Canada

La Direction de santé publique (DSP) de la Gaspésie indique que la distanciation physique n'était pas respectée en tout temps à l'école Bon-Pasteur de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, où un élève a reçu un diagnostic positif de la COVID-19.

Le directeur régional de santé publique, le Dr Yv Bonnier-Viger, affirme que les élèves de l'école Bon-Pasteur, fermée depuis mercredi midi, peinaient à respecter la règle de se tenir à deux mètres de distance les uns des autres.

La question de la distanciation physique, à l'intérieur de l'école et même à l'extérieur, c'est quand même un maillon faible, admet-il.

Deux mètres, c'est abstrait pour les enfants. On a constaté que ce n'est pas nécessairement toujours respecté.

Dr Yv Bonnier-Viger, directeur régional de santé publique, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Une enquête épidémiologique est en cours afin d'identifier les personnes qui ont été en contact étroit avec l'élève concerné.

Huit enfants, neuf enseignants et quelques membres de la famille de l'élève déclaré positif ont ainsi dû passer des tests de dépistage et se placer en isolement préventif, selon le Dr Yv Bonnier-Viger.

Un panier de basketball surplombe un terrain de jeux déserté.

La cour de l'école Bon-Pasteur sera bien tranquille dans les prochains jours.

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

Il précise également que toute personne qui développerait des symptômes de la COVID-19 devra respecter une quarantaine de 14 jours à partir de la date d'apparition des symptômes, même si cette personne était déjà en isolement préventif. Une nouvelle enquête épidémiologique serait alors lancée.

On est en gestion de risque, on sait qu'on doit vivre avec le virus, on sait que des gens vont tomber malades, rappelle le Dr Bonnier-Viger.

Possible retour en classe en juin

La Commission scolaire René-Lévesque indique que les cours pourraient reprendre le 1er juin à l'école Bon-Pasteur si des parents qui n'avaient pas encore renvoyé leurs enfants à l'école décident de les inscrire pour cette date.

Le bâtiment ayant été désinfecté, l'école sera en mesure d'accueillir ces élèves avec du nouveau personnel. Pour ce qui est de la semaine du 25 mai toutefois, les cours sont suspendus.

La commission scolaire précise que, pour un retour en classe le 1er juin, les parents doivent inscrire leur enfant le lundi précédent, soit le 25 mai.

Lors de la rentrée du 11 mai, 13 enfants sont retournés en classe sur les 48 qui fréquentent habituellement l'école Bon-Pasteur.

Le maire de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, Roberto Blondin, salue le travail de la Commission scolaire et de la DSP.

Tout est mis en place pour la recherche de cas. On sait que la commission scolaire avait prévu ce scénario, et une équipe a été mise en oeuvre, indique le maire.

Le maire ne se dit pas surpris par la détection de ce nouveau cas de COVID-19.

Quand on parlait d’ouverture des écoles, c’est sûr qu’il y aurait des cas et on a été la première école. Il y avait un risque et c'est malheureusement arrivé à Sainte-Thérèse.

Roberto Blondin, maire de Sainte-Thérèse-de-Gaspé

M. Blondin est lui-même touché par l’enquête épidémiologique puisque son épouse enseigne à l’école Bon-Pasteur. Le couple a donc été placé en quarantaine.

Le maire de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, Roberto Blondin, dans le havre de pêche de la municipalité.

Le maire de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, Roberto Blondin (archives)

Photo : Radio-Canada / Sébastien Thériault

Ce nouveau cas de COVID-19 survient en pleine saison de pêche.

À Sainte-Thérèse-de-Gaspé, les usines de transformation de homard et de crabe fonctionnent à plein régime en cette période de l’année.

La population a été informée de la situation, assure M. Blondin. La population est renseignée, les usines de transformation ont été mises au courant s’il y avait un enfant relié à un parent qui travaille dans l’usine. On a tout fait pour faire en sorte qu’il y ait le moins d’impacts possible.

Un faux sentiment de sécurité

La pandémie, qui a touché l’usine E. Gagnon et Fils en avril, avait encouragé les industriels du secteur à imposer de strictes mesures sanitaires.

Le vice-président de l'entreprise, Bill Sheehan, admet toutefois que le répit des dernières semaines avait entraîné un certain relâchement.

On est obligés d'avouer qu'il y a peut-être eu un léger relâchement dans les procédures à suivre, mais à partir d'aujourd'hui on a renforcé tout ça, on va être un peu plus sévères.

Bill Sheehan, vice-président d'E. Gagnon et Fils

M. Sheehan affirme cependant qu'il n'existe aucun lien entre l'élève touché par la maladie et les employés de l'usine.

C'est certain qu'il y a un petit mouvement de panique, ça inquiète beaucoup les gens, mais je pense qu'aujourd'hui tout le monde est content de savoir que ce n'est pas parmi nous, précise-t-il.

Bill Sheehan parle avec un journaliste, hors champ.

Bill Sheehan admet qu'il y a eu un relâchement dans le respect des mesures sanitaires à l'usine E. Gagnon et Fils.

Photo : Radio-Canada / Vincent Lafond

Le respect des mesures d'hygiène et de distanciation n'en demeure pas moins important pour la suite.

C'est l'effort de tous qui va faire en sorte que ça va bien aller. C'est ensemble qu'on va passer au travers, affirme le maire.

La région compte jeudi 177 personnes infectées depuis le début de la pandémie.

Avec les informations d'Isabelle Larose, Bruno Lelièvre et Joane Bérubé

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Coronavirus