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Les écoles francophones sondent les parents sur le retour en classe

L'entrée de l'établissement scolaire avec deux drapeaux qui flottent au vent

Chaque école doit évaluer le nombre d'élèves qui retourneront en classe.

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Des écoles francophones de la Colombie-Britannique sondent les parents d'élèves sur leur souhait d'envoyer leur enfant en classe, dans des conditions sanitaires strictes, pour deux semaines au mois de juin.

Désireriez-vous que votre (vos) enfant(s) vienne à l’école (20 % du temps) afin d’être supervisé dans ses apprentissages en ligne? C'est la première question que la direction de l'École Jules-Verne de Vancouver a adressée aux parents d'élèves cette semaine dans un questionnaire en ligne.

Elle indique dans un courriel que l'accueil des élèves à l'école à partir du 1er juin est d'abord destiné à ceux qui ont des besoins particuliers, qui cherchent un environnement structuré ou qui sont convoqués pour un suivi individuel de leur dossier.

Le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) dit avoir envoyé un modèle de sondage à chaque école francophone de la province.

Les écoles vont assurer la consignation des données afin de pouvoir répondre directement à leur communauté, explique le directeur général du CSF, Michel St-Amant.

L'École Rose-des-Vents de Vancouver dit ainsi que les résultats du sondage lui permettront d'évaluer le nombre d'élèves qui retourneront à l'école au mois de juin et ainsi de planifier les horaires des classes.

La direction de l'établissement a par ailleurs diffusé une vidéo montrant à quoi ressembleront les cours en juin. On y voit des enfants jouant seuls dans une cour d'école à bonne distance les un des autres et on y explique que dans les classes, ce seront des habitudes saines de vie sociale qui seront enseignées.

Nathalie Gonzalez a une fille scolarisée à Jules-Verne et une autre à Rose-des-Vents. Mercredi après-midi, elle n'avait pas encore répondu au sondage, car elle voulait d'abord consulter ses deux filles. Elle se dit toutefois personnellement favorable à leur retour en classe.

Elles ont vécu dans une relative isolation pendant quelques semaines, estime-t-elle, mais il faut apprendre à penser à la distance vis-à-vis des autres, penser à se laver les mains, etc. Pour moi, c'est une partie très importante de l'éducation en ce moment.

Céline Bélanger, dont le fils est scolarisé à l'École Victor-Brodeur d'Esquimalt, n'a pas non plus pris sa décision. Elle veut en discuter plus longuement avec son fils. Pour la socialisation, ce serait bon pour lui, dit-elle, mais quand je lui en ai parlé hier, il était catégorique : il ne voulait pas y retourner. Peut-être parce qu'il y a des peurs aussi, suite au virus.

Les parents d'élèves se posent encore de nombreuses questions : comment se déroulera le transport scolaire? Le programme sera-t-il le même qu'en ligne? Les enfants retrouveront-ils leurs amis?

Peut-être que ce n'est pas forcément très clair, reconnaît Michel St-Amant. Ce n'est pas facile de vraiment donner l'information la plus précise possible parce qu'il y a tellement de variables, alors ce sondage va être une source extrêmement importante pour qu'on puisse bien organiser la rentrée du 1er juin.

Le CSF prévoit de recueillir les résultats vendredi.

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