•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Il pourra y avoir des camps de jour cet été en Nouvelle-Écosse

Des enfants marchent dans un parc avec leurs sacs à dos.

Le Docteur Strang affirme que les camps de jours pourraient avoir lieu cet été en Nouvelle-Écosse, à condition que les règles de distanciation sociale soient appliquées.

Photo : Radio-Canada

Olivier Lefebvre

Les municipalités, les organismes communautaires et des groupes privés pourront organiser des camps de jour pendant l'été, selon les propos évoqués mercredi par le médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, le Dr Robert Strang.

Les organisateurs devront toutefois s'assurer du respect des exigences en matière de santé publique.

Pour savoir plus précisément comment ces camps pourront prendre forme, le Dr Strang a indiqué être en contact, ces jours-ci, avec des représentants de la communauté de loisirs dans la province et des leaders municipaux.

Il n'y a absolument aucune raison pourquoi les municipalités ne pourraient pas prévoir d'organiser des camps de jour cet été d'une manière modifiée, a-t-il dit.

Pourtant, la Municipalité régionale d'Halifax annonçait, il y a plusieurs semaines déjà, qu'elle annulait les siens.

Pas de camps à la ville d’Halifax

La Municipalité maintient sa décision, la conseillère principale des communications Maggie-Jane Spray écrit : Avec les restrictions sanitaires persistantes liées à la distanciation sociale et aux rassemblements, la Municipalité n'est pas en mesure de proposer une programmation estivale traditionnelle.

En 2019, plus de 14 000 enfants ont participé aux camps de jours organisés par la Ville d'Halifax.

Le Conseil communautaire du Grand-Havre (CCGH) accueille de son côté entre 350 et 400 enfants par été dans ses camps de jour des écoles secondaires du Sommet, à Bedford, et du Carrefour, à Dartmouth.

Le directeur général du CCGH, Mario Noury, ne peut pas garantir que la programmation ira de l'avant comme prévu cette année. Il attend des directives plus concrètes de la part de la province.

Nous il faut qu'on commence à s'organiser, c'est des investissements parfois assez lourds, mais tant qu'on n’a pas la garantie qu'on pourra le faire c'est difficile quand même d'appuyer sur le bouton On.

Embouteillage en vue

En l'absence de camps de jour à la ville d'Halifax, le camp de jour du CCGH s'attend à recevoir plus d'inscriptions cette année, mais pouvoir accueillir moins de jeunes en raison des règles de santé publique en vigueur.

Ce sera premier arrivé, premier servi, précise Mario Noury, en précisant que les parents pourront inscrire leurs enfants en ligne et qu'une liste d'attente pourra être mise en place au besoin.

La date d'ouverture des inscriptions sur le site web du CCGH préalablement fixée au lundi 25 mai est reportée de deux semaines au 8 juin.

Le CCGH espère pouvoir organiser huit semaines de camps de jour, entre le 8 juillet et le 29 août.

Des conditions rebutantes

Chez les parents, des questions demeurent. La résidente d'Halifax, Laurie Magnan, est mère d'une petite fille de bientôt cinq ans.

D'une part, elle craint de ne pas réussir à obtenir une place en camp de jour pour sa fille. Elle s’interroge aussi sur les précautions qui devront être prises.

Est-ce que j'ai vraiment envie d'envoyer mon enfant dans un camp s'il faut que tout soit désinfecté, qu'elle garde deux mètres avec les autres enfants et qu'elle porte un masque? se demande-t-elle.

Elle et son mari travaillent de la maison. Ils peuvent prendre quelques semaines de vacances avec leur fille, mais l'idée qu'elle doive peut-être passer une partie de l'été à s'amuser dans leur cour arrière est loin de réjouir la maman.

Ils considèrent embaucher une gardienne d'enfants, mais ignorent si les règles de santé publique le permettront cet été.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouvelle-Écosse

Société