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Les salons de coiffure, prêts à recevoir des clients

Une femme tient un terminal dans ses mains derrière une vitre.

Geneviève Allard a investi quelques milliers de dollars en équipements. Ici elle nous montre que le « paypass » sur le terminal fonctionne même à travers le plexiglas.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

C'était une ouverture attendue avec impatience et ce sera réalité dans une dizaine de jours: les salons de coiffure pourront rouvrir dans la première semaine de juin, mais avec plusieurs nouvelles règles d’hygiène.

Alors que le ministre Jean Boulet vient de donner les directives entourant la réouverture, l’expérience client sera bien différente lorsque les centres de soins rouvriront leurs portes.

Les équipements de protection et de désinfection seront dorénavant la norme: masques, gants, visières et lingettes désinfectantes seront au rendez-vous.

Les investissements que certains propriétaires de salons ont dû faire auront d'ailleurs des répercussions sur la facture des clients. Une augmentation de frais de 10 à 15 % est à prévoir. Ça pourrait représenter de trois à cinq dollars pour chaque service rendu.

Geneviève Allard, la propriétaire de Coiffure Geneviève Allard, a investi quelques milliers de dollars, notamment pour l'installation de cloisons en plexiglas. Pour nous, les tabliers ont été des investissements, les plastiques ne seront plus réutilisables, mais je pense qu’on va s’ajuster au fil des premières semaines, dit-elle.

On se sent, mon équipe et moi, comme si on était dans une clinique médicale. C’est nouveau dans notre métier qu’on doit avoir vraiment un protocole à suivre entre chaque client, se garder du temps pour désinfecter.

Geneviève Allard

Elle a aussi éliminé les revues offertes autrefois aux clients et sa salle d'attente n’existe plus. Elle souligne avoir fait des changements avec une vision long terme.

Trop de plastique?

Le plastique est de retour en force avec la pandémie et ça préoccupe Kalï Levassor qui dirige Le Salon, coiffure éthique à Trois-Rivières.

Elle souhaite prendre des mesures pour réduire l'impact environnemental lié aux nouvelles exigences dans son salon.

On voit que le plastique est de nouveau un peu partout. Je ne veux pas acheter des plexiglas pour rien, un pour le coût, deux, pour le fait qu’il y a beaucoup de plastique en ce moment. On va espacer nos postes.

Kalï Levassor

C’est sûr que d’avoir des masques lavables pour tous nos clients, c’est pratiquement impossible, soutient Mme Levassor. Et moi, je me mettrais à risque, par la suite de nettoyer tous ces masques-là, donc c’est sûr que ça devient un petit peu complexe.

Pour entendre une entrevue avec Pascal Dupuis, propriétaire de la Boîte à coupe à Trois-Rivières, à l'émission 360PM, cliquez ici.

Le regroupement des salons Green Circle fait valoir que l'industrie de la beauté génère chaque jour un demi-million de livres de déchets, seulement en Amérique du Nord.

Avec les informations de Marie-Ève Trudel.

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