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Le zoo de Calgary doit donner 3 grizzlys à un refuge en C.-B., disent 73 scientifiques

Plan serré de trois petits oursons grizzlys sur de la paille.

Un chasseur a abattu la mère de ces oursons grizzlys, car il se sentait en danger.

Photo : Courtoisie du zoo de Calgary

Dans une lettre ouverte, 73 scientifiques spécialisés dans la faune demandent au ministre provincial de l’Environnement, Jason Nixon, de faire en sorte que les trois grizzlys orphelins soient remis à un refuge pour qu'ils puissent un jour être relâchés dans la nature.

En effet, ces oursons sont au zoo de Calgary depuis que leur mère a été abattue par un chasseur au début du mois.

Une mère grizzly avec ces deux oursons.

À leur naissance, en janvier ou février, les oursons grizzlys pèsent 500 grammes. Mais ils gagnent du poids très rapidement, car à l'automne ils pèsent 45 kg.

Photo : Reno Sommerhalder

Selon Reno Sommerhalder, un expert en grizzlis qui vit à Banff, il faut agir vite avant que ces jeunes plantigrades ne s’habituent à la vie en captivité.

Les ours vont y perdre leur capacité d'apprendre à aller chercher leur nourriture eux-mêmes, s’inquiète l’expert qui étudie le comportement des ours à travers le monde, notamment en Sibérie et en Alaska.

Un ours brun en cage.

Comme de nombreux animaux en captivité, les ours peuvent souffrir de troubles obsessionnels compulsifs. C'est pour cela que des zoos leur donnent de la fluoxétine, un antidépresseur de la marque Prozac.

Photo : Courtoisie de Zoocheck

Dans un zoo, les ours s'habituent à la présence humaine et à leur nourriture. Ils perdent donc leur autonomie et il devient alors difficile de les relâcher.

C’est pour cette raison, que les signataires de la lettre ouverte proposent à Jason Nixon de remettre les oursons au refuge Northern Lights Wildlife, à Smithers, en Colombie-Britannique.

Ce refuge, ouvert il y a 30 ans par Angelika et Peter Langen, gère depuis 2007 un programme de réhabilitation des grizzlys, le seul autorisé dans l’Ouest canadien. Angelika Langen dit que, depuis la création de ce programme, 25 grizzlys ont été relâchés avec succès.

Une femelle grizzly et ses oursons dans la nature.

Les oursons grizzlys restent avec leur mère jusqu'à l'âge de 3 ou 4 ans. Le rôle principal de la mère est de les protéger contre les prédateurs.

Photo : John E. Marriott

Cependant, le ministère provincial de l'Environnement estime qu’il n’existe pas assez de preuves de la réussite des réhabilitations de grizzlys.

Dans un communiqué, le porte-parole John Muir affirme que, comme leur réhabilitation est longue le risque d'accoutumance et d'agression est élevé lorsque l'ours est relâché.

Je ne comprends pas pourquoi il y a autant d’hésitation.

Angelika Langen, cofondatrice de Northern Lights Wildlife

Une affirmation que la fondatrice du refuge réfute : Les grizzlis que nous avons relâchés n'ont pas représenté un danger pour la population depuis leur retour dans la nature et ils ont pu y survivre sans problème.

Un grizzly debout, un grizzly couché sur l'herbe.

Selon Parcs Canada, les grizzlys ont le taux de croissance le plus faible des mammifères d'Amérique du Nord. Il y a moins de 1000 grizzlys en Alberta.

Photo : Reno Sommerhalder

Reno Sommerhalder rajoute qu'il est important de transférer les oursons le plus rapidement possible dans le refuge pour éviter que leur réhabilitation ne soit longue. Plus ils sont jeunes, plus il est facile de les relâcher avec succès dans la nature, dit M. Sommerhalder.

En Alberta, le grizzly a le statut d’espèce menacée depuis 2010. Il y en a moins de 1000 dans la province.

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