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Des entreprises de la Colombie-Britannique craignent de rouvrir pendant la pandémie

Une hygiéniste dentaire portant un masque chirurgical fait l'évaluation d'une patiente.

Les autorités sanitaires en Colombie-Britannique n'exigent pas que les hygiénistes dentaires portent des masques N95 pour tous leurs patients.

Photo : iStock / Antonio Guillem

Radio-Canada

Certains travailleurs de la santé et commerçants disent que des craintes quant à leur sécurité les empêchent de retourner au travail alors que la Colombie-Britannique a levé certaines restrictions pour la deuxième phase de sa réponse à la pandémie de COVID-19.

Tandis que plusieurs restaurants, centres de sports et salons de coiffure n’ont pas hésité à rouvrir leurs portes aux clients, d’autres entreprises estiment qu’il est trop tôt pour reprendre leurs activités.

Les hygiénistes dentaires, par exemple, disent que les directives de la santé publique de la province ne sont pas assez claires, voire qu'elles n’assurent pas la sécurité des patients et des travailleurs.

Plusieurs provinces, dont l’Alberta, exigent que les dentistes et leurs assistantes portent des masques N95 durant toutes les procédures qui produisent des aérosols, mais cela n’est pas exigé en Colombie-Britannique.

La médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, affirme que les examens de présélection devraient être utilisés pour éliminer les patients infectés.

Cependant, l’Association des hygiénistes dentaires de la Colombie-Britannique craint que les masques utilisés ne soient pas suffisants et que les personnes asymptomatiques ne soient pas détectées.

Pourquoi est-ce qu’on nous demande de retourner au travail avec une protection moins importante qu’en Alberta, demande la directrice générale de l'Association, Andrea Burton. Les hygiénistes dentaires en Colombie-Britannique se sentent un peu comme des cobayes.

Selon les directives du Centre pour la prévention des maladies infectieuses de la province, les masques N95 et la protection des yeux sont seulement nécessaires pour les patients soupçonnés d’être infectés par la COVID-19.

Mme Burton dit que plusieurs bureaux de dentistes ont décidé d’attendre quelques semaines pour voir comment se déroule la deuxième phase de réouverture de la province.

Contre la réouverture

Certains dans l’industrie des services personnels ne sont pas prêts à retourner au travail non plus.

Je ne me sens pas en sécurité en ce moment, explique Sarah Rae, coiffeuse à Pender Island. Elle a lancé une pétition demandant au gouvernement de ne pas permettre aux coiffeurs de retourner au travail.

Pourquoi est-ce que c’est dans l’intérêt du public de renvoyer au travail les travailleurs qui ne peuvent pas maintenir l’éloignement physique?

Pour d’autres entreprises, comme le restaurant thaïlandais Kin Kao, à Vancouver, reprendre les activités en suivant toutes les directives de WorkSafeBC représente un lourd fardeau financier.

Son propriétaire, Terrence Feng, estime que rouvrir cette semaine lui coûterait jusqu’à 10 000 $, un pari coûteux si les autorités venaient à remettre en place les restrictions.

Avec des informations d'Yvette Brend

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure
Avec les informations de La Presse canadienne

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