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Marc Bellemare démissionne

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Jean Charest se dit déçu du départ de son ministre de la Justice et loue son courage et sa détermination. Aux yeux de l'opposition, la démission de Marc Bellemare reflète le malaise qui règne au sein du gouvernement.

À Québec, Jean Charest s'est dit « déçu » du départ du ministre de la Justice, Marc Bellemare, qui a annoncé sa démission mardi, en début de soirée. « J'ai beaucoup d'affection pour M. Bellemare, beaucoup d'admiration », a déclaré le premier ministre.

Jean Charest a notamment expliqué la démission de son ministre par des « considérations familiales ».

M. Bellemare n'y avait pas fait allusion lors de sa conférence de presse, se limitant à dire que le monde politique ne répondait plus à ses attentes.

Le premier ministre a loué « le courage et la détermination » du ministre démissionnaire. Il a également louangé la façon « très noble » dont Marc Bellamare avait su gérer la controverse entourant un membre de sa famille, en octobre dernier.

Jean Charest a par ailleurs assuré que son gouvernement irait de l'avant dans les dossiers que pilotait Marc Bellemare.

Bellemare «utilisé», selon l'opposition

Le leader parlementaire de l'opposition, André Boisclair, a accusé Jean Charest d'avoir « utilisé » Marc Bellemare, reconnu pour sa défense des accidentés de la route, pour se faire élire en avril 2003. Selon le député péquiste, la démission de M. Bellemare « illustre le malaise qui règne au sein du gouvernement ».

Même son de cloche du côté de l'ADQ, dont le député Janvier Grondin a déploré que Jean Charest ait convaincu M. Bellemare de délaisser le droit pour se porter candidat libéral, même si son parti s'oppose à la modification du régime d'indemnisation sans égard à la responsabilité lors d'accidents de la route, mieux connu sous le nom de « no-fault ».

Un monde qui ne lui convient pas

Marc Bellemare quitte non seulement son poste de ministre, mais démissionne également comme député de Vanier.

« J'estime aujourd'hui que je dois faire un constat : c'est un monde qui ne me convient pas », a déclaré à la presse Marc Bellemare en ajoutant qu'il n'était plus intéressé à « composer avec les difficultés inhérentes à la scène politique ».

Il affirme être venu en politique pour défendre des enjeux qui lui tenaient à coeur, comme la réforme des tribunaux administratifs, l'indemnisation des victimes d'actes criminels et la réforme de l'assurance automobile.

Celui qui se considère comme un homme de rigueur et d'échéances admet que les réformes qu'il préconise n'avancent pas au rythme qu'il souhaiterait.

Se disant « soulagé » par sa décision, Marc Bellemare considère pouvoir aider davantage les gens comme avocat qu'au sein du gouvernement. « Je suis probablement trop vendu aux gens ordinaires et aux victimes », a-t-il admis.

Avocat en droit social depuis 1979, M. Bellemare a été recruté par Jean Charest lors de la dernière campagne électorale.

Marc Bellemare a d'ailleurs reconnu, lors de sa conférence de presse mardi, être venu en politique notamment parce que Jean Charest dirigeait le Parti libéral. « M. Charest a encore toute mon admiration », a soutenu le ministre démissionnaire.

Marc Bellemare reprendra dès lundi la pratique du droit. Il devra évidemment respecter une période de réserve.

Jacques Dupuis lui succède

C'est l'actuel leader parlementaire du gouvernement qui devient ministre de la Justice et procureur général.

Avocat de formation, il est entré en politique en 1998, comme député de Saint-Laurent.

Il est également ministre délégué à la Réforme des institutions démocratiques, ministre responsable de la région des Laurentides et de la région de Lanaudière et membre de la Commission de l'Assemblée nationale.

Les précisions de Josée Thibeault.

L'analyse de Pierre Tourangeau.

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