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Reprise des services de soins avec contacts : des métiers modifiés par la COVID

Une femme effectue un traitement de chiropratique sur un patient.

Les soins avec contacts tels que les massages ou les traitements chiropratiques vont changer avec les mesures sanitaires imposées par la COVID. Le port du masque, la désinfection en profondeur et le port de gants font partie de la nouvelle norme.

Photo : LightField Studios/Shutterstock

Massothérapeutes, ostéopathes, chiropraticiens, tous ces métiers impliquent de toucher le corps des clients, mais la reprise de leurs activités se fait avec beaucoup de précautions et de questionnements.

« C’est quelque chose qui me tient bien à cœur, je suis bien contente de pouvoir reprendre et de faire ma part dans cette société en aidant les gens avec leurs besoins », confie Anie Rodier, propriétaire de la clinique Rodiera Osteopathy à Vancouver. Elle rouvre les portes de sa clinique d’ostéopathie ce mercredi 20 mai.

Anie Rodier s'occupe d'une patiente étendue sur une table.

Avec la pandémie, la praticienne en ostéopathie, Anie Rodier, que l'on voit ici avant la pandémie, ne peut plus toucher les patients comme elle le faisait auparavant. Elle portera un masque ainsi que son patient en plus d'augmenter les mesures d'hygiène. (archives)

Photo : Anie Rodier

Mme Rodier commence par une entrevue téléphonique avec ses clients avant de les recevoir, un seul à la fois.

La praticienne en ostéopathie souligne que dans sa profession, une distance physique de 2 m est impossible, mais que les mesures d’hygiène sont augmentées, telles que le port du masque par le client et elle-même, l’espacement entre les rendez-vous pour procéder à un nettoyage en profondeur de tout l’espace et un changement de tenue entre chaque patient.

Je prends les mesures nécessaires. Je me sens en sécurité et je vais faire en sorte que les clients se sentent aussi en sécurité.

Anie Rodier, praticienne en ostéopathie, Vancouver

Après deux mois d’arrêt, l’ostéopathe a bien hâte de retrouver le contact avec ses patients. 

Un environnement de travail complètement modifié

Plan serré de Marie Arcand souriante.

Marie Arcand évalue toutes les mesures à mettre en place avant de reprendre ses activités de massothérapie à Vancouver.

Photo : Ami Sanyal Photography

Marie Arcand est massothérapeute à Vancouver depuis plus de 20 ans. Elle a décidé d’attendre un peu avant de reprendre son activité même si la clinique où elle travaille, Broadway Wellness, rouvre la semaine prochaine.

Elle souligne que la pandémie est une situation nouvelle, qui évolue constamment : « ça demande de l’adaptation et de la flexibilité pour inclure de nouvelles consignes. »

La grandeur de l’espace des cliniques est un facteur déterminant avec le nombre de personnes présentes dans la clinique au même moment puisque plusieurs praticiens travaillent dans les locaux, explique-t-elle.

Quand on demande aux gens de payer pour le service, on veut être sûr de donner le service à 100 % alors maintenant je me dis que je vais essayer puis voir si ça vaut la peine.

Marie Arcand, massothérapeute, Vancouver

Elle envisage de proposer des sessions plus courtes.

Malgré les défis, Marie Arcand ajoute que « si les personnes qui se présentent à la clinique le font alors qu’elles sont en santé, on a confiance que tout ira très bien et que nos clients pourront bénéficier de nos soins ».

Des inconnus face à une situation exceptionnelle

Anne-Marie Côté, massothérapeute à la clinique Delbrook Integrative Medical Centre à North Vancouver, reprendra ses activités une semaine après la date de reprise autorisée.

Elle dit avoir de nombreuses appréhensions concernant l’adaptation aux mesures sanitaires. Parmi ses inquiétudes se trouve la réglementation qui oblige les cliniques à fermer 14 jours si un client qui a fréquenté les lieux reçoit un résultat positif à un test de dépistage de la COVID.

Plan ceinture d'Anne-Marie Côté debout dehors devant une hydrangée en fleurs.

Anne-Marie Côté, massothérapeute à North Vancouver, s'interroge sur l'impact de la COVID sur son métier. Elle enseigne la massothérapie au College Langara.

Photo : Anne-Marie Côté

On est 4 thérapeutes dans la clinique, si une personne voit 4 à 5 personnes par jour, le risque d’être fermé, parce qu’un des 20 clients appelle pour informer de son test positif, est très élevé.

Anne-Marie Côté, massothérapeute, North Vancouver

« Ça voudra dire refermer la clinique pendant 14 jours avant de pouvoir reprendre de nouveau les activités, explique-t-elle. »

Elle enseigne également sa profession au Collège Langara depuis 2014. La dernière session s’est poursuivie à distance à partir de la mi-mars, un exercice difficile souligne la massothérapeute.

C’est la première fois en 23 ans où est-ce que je me demande si mon domaine va pouvoir survivre à ce qui se passe.

Anne-Marie Côté, massothérapeute et formatrice au Collège Langara

Le Collège Langara a annulé la dernière session du programme de l’année scolaire.

Anne-Marie Côté se demande comment les étudiants de ces programmes pourront effectuer leurs nombreuses heures de stage obligatoires avec les restrictions imposées par la pandémie.

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