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Votre toupet gênant n'en a plus pour très longtemps

Les salons de coiffure de la région de Québec accueillent avec soulagement la reprise de leurs activités.

Le reportage de Pierre-Alexandre Bolduc

Photo : iStock

Les repousses de cheveux embarrassantes et les tignasses envahissantes seront bientôt choses du passé. Les salons de coiffure et les entreprises de soins personnels de la région de Québec accueillent avec soulagement la reprise de leurs activités.

Québec a annoncé mercredi la réouverture des salons de coiffure et des cabinets de dentistes, de psychologues, de physiothérapeutes et d'ergothérapeutes.

La bonne nouvelle, c'est que les salons de coiffure ne perdront pas une seule minute. À minuit, le 1er juin, Jade Cayer compte accueillir ses premiers clients dans son salon du secteur Sainte-Foy à Québec. Masques, lunettes de sécurité, visières et panneaux de plexiglas sont prêts.

« Oui, il y a un stress. Ce serait de mentir de dire qu'il n'y en a pas, mais il faut recommencer. La vie continue et on va être prêtes », affirme Jade Cayer, copropriétaire de Folio Coiffure.

La mauvaise : ceux qui n'avaient pas déjà pris un rendez-vous avant le confinement passeront après les autres.

« Les clients qui n'ont pas de rendez-vous devront évidemment attendre qu'il y ait des plages horaires qui se soient libérées. Donc, ça va probablement aller dans trois semaines, probablement un mois après la réouverture », avertit pour sa part Élise Poirier, autre propriétaire de l'entreprise.

Ensuite, pour couvrir les coûts des mesures sanitaires et des équipements de protection, votre mis en plis ou votre brushing devraient vous coûter de 10 à 20 % de plus.

Soigner les vieilles et les nouvelles blessures

Chez les physiothérapeutes, on est aussi prêt à reprendre le collier. Mais il n'y aura pas que les patients prépandémie qui seront à traiter, croit le vice-président des cliniques PCN.

« Il y a beaucoup de gens qui ont été déviés vers le télétravail sans être prêts. Ce n'est pas tout le monde qui a une chaise adéquate, que son ordinateur est à la bonne hauteur et qui est équipé fonctionnellement », énumère Gilles Courchesne.

Il faut penser que ça ne prend pas si longtemps que ça, développer des pathologies.

Gilles Courchesne, vice-président, Physiothérapie PCN

À peine de trois à cinq jours de télétravail avec une souris mal placée sur votre bureau improvisé et votre épaule pourrait s'en ressentir pendant des semaines.

Avant l'assouplissement des consignes sanitaires, les cliniques PCN ne traitaient que 5 % de leurs patients. Il faudra vraisemblablement s'armer de patience pour obtenir un rendez-vous.

« La qualité va être là comme avant, mais les délais vont peut-être être un petit peu plus longs », prévient M. Courchesne, ajoutant que les mesures d'hygiène ralentissent quelque peu les traitements.

Les blessures laissées sans traitement peuvent évidemment s'aggraver, insiste la Dre Marie-Hélène Boivin, présidente de l'Association des chiropraticiens du Québec.

Permettre une reprise des soins de santé personnels sera bénéfique pour tout le monde, croit-elle.

« Les gens qui sont en douleur, s'ils n'ont pas accès aux soins chiropratiques, ils peuvent se rendre à l'hôpital et on ne veut surtout pas surcharger le réseau dans la situation actuelle », affirme la Dre Boivin.

Avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc et Pascal Poinlane

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