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Vers des « bulles sociales » pour contrer l’isolement pendant la pandémie?

Des amis partagent un repas en camping.

Québec envisage de créer des bulles sociales, comme l'ont fait les gouvernements du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse (archives).

Photo : iStock / monkeybusinessimages

Si vous aviez à choisir un seul groupe de personnes vivant sous le même toit que vous pourriez serrer dans vos bras et inviter chez vous pour partager des repas pendant la pandémie, qui choisiriez-vous?

La question est complexe, mais cette façon de faire pourrait permettre de briser un tant soit peu l’isolement, alors que les contacts physiques sont réduits au strict minimum pour éviter la propagation de la COVID-19.

Mercredi, Québec a annoncé que les rassemblements extérieurs de 10 personnes et moins seraient à nouveau permis à compter de vendredi.

Pour ce qui est des rassemblements intérieurs, on n’est pas rendu là, a affirmé la vice-première ministre Geneviève Guilbault, lors du point de presse du gouvernement.

Québec songe cependant adopter des mesures semblables à celles d’autres provinces canadiennes, comme le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, où les citoyens peuvent former des bulles sociales, c'est-à-dire se jumeler aux personnes d'un autre foyer pour pouvoir se rencontrer sans souscrire aux règles de distanciation physique.

Un homme sert un invité lors d'un souper.

Les « bulles sociales » permettent de regrouper des personnes qui ne vivent pas sous le même toit (archives).

Photo : iStock / SolStock

La bulle sociale, c’est une pratique qui vise à former de petits groupes affinitaires entre familles ou entre voisins dans l’objectif de briser l’isolement, explique la professeure en travail social de l’Université du Québec à Montréal, Jade Bourdages.

Les impacts [des bulles sociales] sur le bris de l’isolement sont indéniables, parce que les familles peuvent se réunir en petits groupes.

Jade Bourdages, professeure en travail social à l'UQAM

Le ministère de la Santé et des Services sociaux confirme que cette option est à l’étude, cependant, il rappelle du même souffle que la transmission du virus est directement liée au nombre de contacts entre les membres de la population et que la prudence demeure nécessaire.

Les provinces ayant mis en place ces bulles sociales sont en effet les moins touchées par la pandémie au Canada. Au Nouveau-Brunswick par exemple, les bulles sociales sont permises depuis le 24 avril. Malgré cela,aucun nouveau cas n’a été signalé dans cette province depuis deux semaines, ce qui est loin d’être le cas au Québec.

La création de bulles sociales peut cependant créer d'autres problèmes, puisqu'elle implique un choix réciproque entre les différents ménages. Certaines personnes pourraient être exclues d'une de ces bulles, alors qu'elles jugent qu'elles devraient en faire partie.

Toutefois, il ne faut pas minimiser l'importance des contacts humains dans le contexte actuel, précise Jade Bourdages.

Ce n’est pas notre voisin qui est le danger, c’est l’air qu’on respire, donc c’est de miser sur la confiance, sur la solidarité sociale et non pas la division, dit-elle en ajoutant que dans les premières étapes d'un déconfinement, cette façon de faire représente des avantages certains.

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