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Coronavirus : un couple fabrique des masques aux couleurs et aux motifs autochtones

Des masques aux motifs autochtones.

Plus de 700 masques ont été distribués gratuitement jusqu'à présent.

Photo : Université Thompson Rivers

Radio-Canada

Souhaitant contribuer à freiner la pandémie de la COVID-19, une professeur de l'Université Thompson Rivers, à Kamloops, en Colombie-Britannique, a entrepris un tout nouveau rôle : fabriquer des masques aux couleurs et aux motifs autochtones.

Titulaire de la chaire de recherche du Canada en autochtonisation, Shelly Johnson a fabriqué un premier masque lorsque sa fille, une infirmière travaillant sur l’île de Vancouver, est tombée malade au mois de mars.

Même si son test de dépistage à la COVID-19 s'est avéré négatif, elle est demeurée préoccupée par la propagation potentielle des gouttelettes.

Une affaire de famille

Les demandes provenant des communautés autochtones en Colombie-Britannique se sont multipliées sur les réseaux sociaux, à tel point que Mme Johnson a dû demander l’aide de son mari, Myles Clay.

Il n'avait jamais été devant une machine à coudre ou encore du tissu. Je lui ai appris à épingler et à couper du tissu.

Shelly Johnson, en parlant de son mari
Un homme assis à une table où sont empilés des masques.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Myles Clay n'avait jamais fait de couture auparavant, selon sa femme.

Photo : Université Thompson Rivers

Le couple a fabriqué 700 masques, qui ont été distribués gratuitement. Shelly Johnson figure désormais sur une liste nationale d'Autochtones qui fabriquent de l’équipement de protection individuelle, compilée par l'Assemblée des Premières Nations.

Aux communautés autochtones commandant des masques se sont ajoutées des organisations diverses et internationales, notamment l’Union des infirmières de la Colombie-Britannique, un centre de guérison dans les Territoires du Nord-Ouest, une agence de santé à Kamloops et la nation Navajo aux États-Unis.

Ce n'est pas tant pour les personnes qui le portent que pour celles avec qui elles entreront en contact, dit Mme Johnson. Il est important de protéger le plus de gens possible.

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Colombie-Britannique et Yukon

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