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Deux semaines entières sans nouveau cas au Nouveau-Brunswick

Un couple sur la côte regarde la mer

Le Nouveau-Brunswick n'a pas dépisté la COVID-19 chez ses résidents depuis deux semaines.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Deux semaines entières se sont écoulées depuis l'annonce du dernier cas de COVID-19. Satisfait de ces résultats, le premier ministre Blaine Higgs compte ainsi annoncer la mise en marche de la phase 3 ce vendredi.

Nous entrevoyons la possibilité d’arriver à la phase 3 dans les jours à venir.

Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick

Cette prochaine étape du plan de déconfinement comprend la reprise des activités suivantes :

  • Bulle englobant la famille et les amis
  • Rassemblements de 50 personnes ou moins en respectant la distanciation physique
  • Augmentation du nombre d'interventions chirurgicales non urgentes
  • Établissements et professionnels non réglementés du secteur des soins de santé
  • Entreprises offrant des services personnels, comme les salons de coiffure
  • Piscines, saunas et parcs aquatiques
  • Gymnases, studios de yoga et studios de danse
  • Patinoires et installations de loisir intérieures
  • Salles de billard et allées de quilles
  • Sports d’équipe à faible contact

La province ne compte plus de cas actifs depuis samedi. Comme la COVID-19 a une période d’incubation de 14 jours, les autorités devaient attendre au moins deux semaines avant de déterminer si un relâchement des mesures de confinement présentait un risque.

Il s'agit là d'une réussite remarquable qui fait l'envie du Canada et du reste du monde.

La Dre Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef

Cette réussite a toutefois un coût économique et social, a convenu la Dre Russell. C'est pourquoi nous continuons à aller de l'avant [vers le déconfinement] en nous fondant sur les preuves.

Une professeure de l'Université de Moncton, Stéphanie Collin, croit elle aussi qu'un déconfinement devient nécessaire à un certain point pour que règne un équilibre entre santé mentale des individus et protection de la population.

Le gouvernement Higgs gère-t-il bien la crise ?

Il y a des enfants qui sont défavorisés, il y a des femmes qui sont malheureusement peut-être dans des situations familiales difficiles. Alors, est-ce qu’on assouplit certaines mesures pour que certaines personnes qui ont des santés psychologiques fragiles puissent voir certains membres de leur famille? Les gouvernements sont dans des situations d’arbitrage difficiles, pour trouver un équilibre entre la protection des citoyens et la non-maltraitance, a-t-elle fait valoir.

Maintien des restrictions aux frontières

Le gouvernement provincial continue de croire à la nécessité de refouler tous les non-résidents du Nouveau-Brunswick qui veulent traverser la frontière, sauf en cas de besoin essentiel.

Par ailleurs, le premier ministre dit être au courant des manifestations qui ont eu lieu sur le pont reliant Campbellton et Pointe-à-la-Croix, deux municipalités qui font partie de la même région économique.

Des manifestants sur le pont de Campbellton.

Lundi, environ 400 personnes ont manifesté sur le pont interprovincial reliant le Nouveau-Brunswick à la Gaspésie.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Il affirme néanmoins qu'il ne croit pas qu'une réouverture partielle des frontières avec certaines régions d'autres provinces soit une stratégie efficace. Je ne pense pas que nous soyons trop sévères en contrôlant nos frontières, car c’est notre première défense, a indiqué Blaine Higgs.

Le Québec, la Nouvelle-Écosse et le Maine ont tous des cas actifs de COVID-19, et c’est pourquoi nous avons décidé de garder les contrôles frontaliers pour l’instant.

Stratégie de dépistage

Le laboratoire du CHU Dumont, capable d'effectuer de 500 à 1000 analyses, en a effectué 353 au cours des dernières 24 heures.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

La médecin hygiéniste en chef soutient qu'elle a tenu une discussion pas plus tard qu'hier (mardi) à l'échelle nationale au sujet de la stratégie de dépistage à préconiser.

Pour le moment, ce sont les personnes qui présentent des symptômes qui doivent être testées en priorité.

Elle précise toutefois que la reprise de certains actes médicaux vient changer la donne et que certaines personnes asymptomatiques pourront être testées par mesure préventive pour leur santé.

Des mains gantées tiennent un écouvillon et une languette.

Certaines personnes asymptomatiques pourront bientôt subir un test de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Nous allons aussi faire des tests ciblés sur des personnes asymptomatiques qui, par exemple, s’apprêtent à subir une intervention chirurgicale, a-t-elle ajouté.

Selon la Dre Russell, cette stratégie vise à assurer qu'il y aura des tests en quantité suffisante dans l'éventualité d'une résurgence de la maladie dans la province.

Aujourd’hui, nous sommes en bonne posture, nous voulons nous assurer d’avoir assez de tests pour le jour où nous en aurons vraiment besoin, si c’est le cas, a-t-elle indiqué.

Avec des informations de Karine Godin

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Santé