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La mort non accompagnée d'une femme atteinte de paralysie mobilise la communauté

Ariis Knight, souriante devant un grand sapin de Noel.

La famille et les proches aidants d'Ariis Knight ont été bouleversés de ne pas pouvoir l'accompagner pendant ses derniers jours, en raison des restrictions liées à la COVID-19.

Photo : Offerte par David Knight

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des personnes handicapées demandent au gouvernement de la Colombie-Britannique de revoir les restrictions de visites dans les hôpitaux durant la pandémie de la COVID-19, après qu’une femme atteinte de paralysie cérébrale est morte seule dans un hôpital du Grand Vancouver. 

Incapable de parler, Ariis Knight dépendait de sa famille et de proches aidant pour communiquer. En avril, elle a été admise à l’Hôpital Peace Arch de White Rock en raison de difficultés respiratoires. Même si elle a été déclarée négative après un test de dépistage de la COVID-19, ni membre de sa famille ni accompagnateur n’a été autorisé à être à ses côtés, dénonce son frère, David Knight. Ariis Knight est morte le 18 avril.

Depuis, la communauté des personnes handicapées est bouleversée et effrayée par les événements, soutient Paul Gauthier, un homme également atteint de paralysie cérébrale et directeur d’un organisme de défense, l'Individualized Funding Resource Centre Society

Les personnes handicapées me disent qu'elles ne veulent pas à aller à l'hôpital parce qu'elles craignent de ne pas pouvoir amener leur accompagnateur avec elles, dit Paul Gauthier.

Paul Gauthier, en fauteuil roulant, avec un infirmier.

Paul Gauthier espère que le changement de politique promis par le ministre de la Santé, Adrian Dix, se concrétisera.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

M. Gauthier et des membres de la communauté ont fait parvenir une lettre au ministre de la Santé, Adrian Dix, et à la médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, dans laquelle ils demandent au gouvernement de garantir aux personnes handicapées le droit à un soutien essentiel de la part des soignants dans les établissements de santé.

Je suis atteint de la paralysie cérébrale. Je ne peux pas aller aux toilettes seul. Je ne peux pas me nourrir. Je ne peux pas me gratter la tête. Un travailleur de soutien personnel est essentiel pour que je puisse continuer à vivre, explique Paul Gauthier.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Réponse du gouvernement

Dans une réponse datée du 14 mai, le ministre de la Santé indique que l'accès à l'hôpital pour les visiteurs en temps de pandémie comprend des exceptions pour les visiteurs essentiels qui accompagnent les personnes handicapées.

Adrian Dix ajoute toutefois que le gouvernement souhaite apporter des modifications qui répondront aux préoccupations spécifiques des personnes handicapées, notamment en ce qui concerne les besoins spéciaux, l'alimentation, la mobilité, les communications et la prise de décision, afin qu’elles soient explicitement inscrites dans la politique.

Nous allons apporter des changements à la politique afin qu'elle reflète le besoin absolu de fournir une protection à toutes les personnes dans une période de pandémie, écrit-il. 

Avec les informations de Cathy Browne

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