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La chute des prix de l'essence fait reculer l'inflation au Canada

Une personne à une station-service.

La chute subite des prix de l'énergie a engendré un recul de l'IPC au Canada, du jamais-vu depuis plus de 10 ans au Canada.

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Radio-Canada

L'Indice des prix à la consommation (IPC) a diminué de 0,2 % en avril au Canada, par rapport à avril 2019, en raison principalement de la baisse importante des prix du pétrole engendrée par la pandémie de COVID-19, rapporte Statistique Canada.

L'impact des mesures de confinement et de la mise sur pause de l'économie pour lutter contre la propagation du coronavirus a été tel que l'IPC est passé en zone négative alors qu'il était en hausse de 0,9 % en mars par rapport au même mois l'an dernier.

Il s'agit de la première diminution d'une année à l'autre de l'IPC enregistrée depuis septembre 2009, note Statistique Canada.

Cette baisse majeure de l'IPC est essentiellement attribuable à la baisse des prix de l'énergie causée par la pandémie de la COVID-19. Sans le recul des prix de l'énergie, l'IPC aurait au contraire augmenté de 1,6 % au pays au cours de la même période.

Et il n’y a pas que pour faire le plein d’essence que les consommateurs canadiens ont payé moins en avril. Le coût des transports a lui aussi reculé de 4,4 % par rapport à avril 2019, tout comme le prix des vêtements et des chaussures, qui a pour sa part fondu de 4,1 %, tandis que le coût des loisirs reculait de 0,7 %.

Les secteurs de l’hébergement et de l’hôtellerie, qui traversent eux aussi une période difficile, ont accusé des baisses de prix de 9,8 % le mois dernier, soit la baisse sur une base annuelle la plus importante enregistrée dans ce secteur depuis 2011. Une baisse qui n’a épargné aucune province du pays, note Statistique Canada.

Un navire de croisière est amarré dans le port de Vancouver à côté de trois voiles de la Place du Canada et avec au loin des montagnes.

Un navire de croisière dans le port de Vancouver

Photo : Radio-Canada / Philippe Moulier

Le prix des aliments à la hausse

Par contre, plusieurs consommateurs l’auront remarqué, le prix des aliments, lui, a connu une hausse notable de 3,4 % en avril par rapport à la même période l’an dernier.

Les prix du riz (+9,2 %), des œufs (+8,8 %) et de la margarine (+7,9 %) ont enregistré des hausses marquées, explique Statistique Canada. Ces hausses ont coïncidé avec une augmentation de la demande d'aliments non périssables, au moment où, dans la foulée des mesures d'éloignement physique qui ont été adoptées, les consommateurs ont été encouragés à réduire leur nombre de sorties à l'épicerie.

Quant à la viande, la fermeture de la frontière avec les États-Unis et la fermeture de grandes usines de transformation de viande au Canada en raison de la COVID-19 ont notamment contribué à l’augmentation des prix du porc de 9 % et de 8,5 % pour le bœuf en avril 2020 par rapport à avril 2019.

Un homme pousse un chariot et s'approche d'une tablette vide. Le reste des étalages est rempli.

Des tablettes vides dans une épicerie, le 1er avril 2020.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Au cours de la semaine se terminant le 21 mars, les ventes d’épicerie avaient augmenté de 40 % par rapport à la même semaine un an plus tôt.

Statistique Canada, Le Quotidien

Comme il fallait s’y attendre, la demande a aussi été très forte au printemps pour les produits de nettoyage, de désinfection et bien entendu le papier hygiénique.

L'indice des prix des articles de papier, qui comprend le papier hygiénique, a progressé de 6 %, la plus forte augmentation mensuelle de cet indice jamais enregistrée, souligne par ailleurs Statistique Canada.

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