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Des témoins brossent un sombre tableau de l'état d'esprit du tueur de Portapique

Les restes d'une voiture calcinée.

Le tireur a incendié plusieurs maisons, dont la sienne à Portapique.

Photo : CBC/Steve Lawrence

Radio-Canada

Un document de la cour obtenu par un consortium de médias dont fait partie CBC/Radio-Canada révèle plus de détails sur le passé du tueur de Portapique, en Nouvelle-Écosse, qui a assassiné 22 personnes le mois dernier.

Le document de 40 pages a été produit par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans le but d'obtenir les mandats de perquisition essentiels à son enquête. La GRC en avait besoin pour fouiller les propriétés du tueur.

Les déclarations de plusieurs témoins à la police y sont retranscrites. L'identité des témoins est caviardée.

Des témoins racontent avoir entendu Gabriel Wortman parler de tous ses types d'armes à feu, de fusils d'assaut et d'armes de poing. Selon certains d’entre eux, cela remonte à plusieurs années.

Un témoin qui a rencontré un agent du service policier d’Halifax pour faire une déclaration le 19 avril a décrit le tireur comme un sociopathe violent qui gardait près de sa cheminée une arme à feu semblable à une mitrailleuse.

Un de ses anciens collègues a déclaré que l’homme s'était déjà déguisé en policier, mais aucune date n’est précisée dans le mandat de perquisition. L’ancien collègue a aussi déclaré que le tireur était dérangé et qu'il avait été sévèrement maltraité dans sa jeunesse, ajoutant qu'il était très intelligent, qu'il avait été trompé et qu'il était psychopathe et avait maltraité une personne dont le nom a été supprimé du document.

Plusieurs décrivent un comportement violent chez lui et parlent de paranoïa en faisant notamment référence à sa résidence à Portapique, équipée de nombreuses caméras de surveillance. Certains parlent aussi de paranoïa par rapport à la pandémie de la COVID-19.

La silhouette d'un policier se dessine dans une fenêtre du bâtiment.

Le service policier d'Halifax fouille la clinique dentaire du tireur à Dartmouth le 20 avril.

Photo : Getty Images / Tim Krochak

Certains témoins ont déclaré que le tueur avait récemment acheté pour 800 $ d'essence. L'enquête de la GRC révélait la semaine dernière qu'il entreposait une importante quantité de carburant dans sa résidence de Portapique.

La police a précédemment déclaré qu'à partir de la nuit du 18 avril, le tueur a utilisé des accélérants pour allumer des incendies dans cinq communautés et qu’il a tué des personnes avec quatre armes semi-automatiques qu'il n'était pas autorisé à posséder. Il a été abattu par la police le 19 avril, avant midi.

Le document comprend également un résumé de la déclaration de la conjointe du tueur. Elle raconte avoir pris des verres avec lui et avec des amis par l’entremise d'Internet le soir du 18 avril, et ce, avant d'être agressée violemment, comme la GRC l’avait indiqué en communiquant des résultats préliminaires de son enquête.

La fondation d'une grande maison incendiée.

Il ne reste que des ruines de la propriété du tireur à Portapique.

Photo : CBC/Steve Lawrence

On apprend aussi qu'un agent de la GRC a été informé très tôt, par un voisin, le soir du 18 avril, de la présence de l’homme dans une réplique de voiture de police.

De plus, le 20 avril, une personne qui a vendu des fournitures que le tueur a utilisées pour créer un logo de la GRC sur sa voiture a décrit comment il avait acheté plusieurs feuilles de vinyle bleu réfléchissant. Le témoin a expliqué que le tireur avait une ancienne voiture de police achetée aux enchères et qu'il voulait la transformer pour lui rendre en quelque sorte son allure originale. D'après le témoin, l’homme a reconnu que c’était illégal.

Selon la Couronne, six autres documents de la cour liés aux mandats de perquisition seront rendus publics le 25 mai.

Avec les renseignements d’Olivier Lefebvre et de La Presse canadienne

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