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Pas de complications pour les enfants de l'Abitibi-Témiscamingue ayant contracté le virus

Un enfant avec un masque regarde par la fenêtre avec son toutou.

Les enfants de la région qui ont contracté la COVID-19 n'ont pas eu à être hospitalisés. (archives)

Photo : getty images/istockphoto / Gargonia

Les enfants de la région qui ont contracté le coronavirus semblent être épargnés jusqu’à présent.

Pour ma fille, ça s’est présenté par des maux de tête. Je dirais que ça s’est étalé sur deux journées, ensuite elle a fait des poussées de fièvre. Donc, c’est à ce moment-là qu’on s’est inquiétés pour sa santé un peu plus et qu’on a eu la confirmation qu’elle était atteinte de la COVID, explique Sophie Alix, dont toute la famille a contracté la maladie après un diagnostic positif reçu début avril.

Comme la plupart des enfants, Romane, 6 ans, ne nécessitera pas de soins hospitaliers aigus. Elle est frappée d’une grande fatigue, mais ne démontre aucun signe de détresse respiratoire qui aurait pu nécessiter une hospitalisation.

On se considère très chanceux que notre fille n’ait pas eu de symptômes plus graves, fait valoir Mme Alix. C’est certain que chaque fois qu’on voit des articles qui parlent de complications à la suite de ce virus, on est préoccupés. On s’informe davantage, on est très au fait de ce qui sort comme nouvelles.

Ce portrait familial est représentatif de la situation épidémiologique en Abitibi-Témiscamingue. Les cas chez les enfants et les adolescents (0-19 ans) représentent plus de 10 % des cas répertoriés, pour au moins 17 personnes infectées. Cette proportion grimpe à 32 % des cas chez les 0-39 ans. Or, aucune personne de moins de 40 ans n’a dû être hospitalisée dans la région, selon les données compilées par le CISSS-AT.

Début mai, la Société canadienne de pédiatrie a d’ailleurs publié une alerte de santé publique concernant un lien temporel entre une maladie inflammatoire aiguë et la COVID-19 chez les enfants. Même si ce syndrome potentiel est rare, les cliniciens doivent en connaître l’existence et toujours demeurer vigilants pour dépister les cas, peut-on y lire.

La Directrice de la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue, Dre Omobola Sobanjo, dit être au fait de la littérature scientifique concernant cette manifestation clinique qui s’apparente à la maladie de Kawasaki. Il y a eu une publication par l’équivalent de la Direction de la santé publique en Angleterre (Public Health England), l’INSPQ s’est positionnée là-dessus également, indique-t-elle.

Actuellement, nous n’avons pas eu de situation et même au Québec, la situation ne semble pas être présente, poursuit-elle. Mais c’est sûr qu’il y a de la surveillance, exactement de quelle manière, à quel niveau, je ne peux pas mentionner le tout actuellement, mais je sais que les informations nous ont été transmises en lien avec ce qui a été recueilli dans la littérature et les informations à surveiller. Mais je sais que les gens du réseau de la pédiatrie et de Ste-Justine qui est notre centre désigné ont plus d’informations sur la surveillance qui se fait au niveau pédiatrique.

Retour à l'école

En ce qui concerne le retour à l’école ou à la garderie des enfants qui ont contracté la COVID-19, Dre Sobanjo indique qu’ils doivent être considérés comme rétablis. Les enfants qui sont rétablis peuvent retourner à l’école ou au service de garde. Mais les mêmes consignes - distanciation physique et lavage des mains - s’appliquent à tout le monde, conclut Dre Sobanjo.

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