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Mêmes services, méthodes différentes pour les massothérapeutes en Saskatchewan

Guylaine Loiselle n'a rien laissé au hasard avant de rouvrir les portes de sa clinique de massothérapie aux clients.

Photo : Radio-Canada / Cory Herperger

Radio-Canada

Comme de nombreux commerces et autres services personnels, les massothérapeutes en Saskatchewan ont relancé leurs activités mardi en ne laissant rien au hasard pour s’assurer de respecter toutes les consignes de santé publique. 

La massothérapeute Guylaine Loiselle, qui loue des locaux à la clinique Evolution Fitness South, à Regina, attendait avec impatience de pouvoir accueillir de nouveau ses clients.

C’est comme une vague d’émotions. Je suis excitée, énervée et un peu soulagée de pouvoir recommencer à faire mon argent et à payer mes loyers, affirme celle qui a été contrainte de fermer ses portes le 22 mars en raison de la pandémie.

Une femme qui porte un masque et une visière écrit des informations sur une feuille.

Guylaine Loiselle a été contrainte de fermer les portes de sa clinique le 22 mars en raison de la pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Cory Herperger

Cependant, pas question de relancer ses activités sans avoir tout l’équipement nécessaire pour que le personnel et les clients soient en sécurité.

Ainsi, en suivant les directives du gouvernement provincial, Guylaine Loiselle a fait le plein de masques, de gants, de visières, de désinfectants et de plusieurs autres produits pour rassurer ceux qui visitent sa clinique. Tous les équipements lui ont coûté environ 500 $, indique-t-elle.

Les clients ne peuvent pas amener leur propre masque ni leurs propres gants ou leur désinfectant, c’est moi qui dois avoir tout ça pour eux, ajoute Guylaine Loiselle.

Au-delà des mesures minimales exigées pour tous les commerces qui ont rouvert leurs portes, elle a tout de même décidé de s’approprier des équipements supplémentaires spécifiques à son lieu de travail.

Elle a donc acheté un thermomètre sans contact et un entonnoir qu’elle place sous l’appui-tête de la table de massages pour récupérer des postillons des clients s’ils rient, toussent ou éternuent pendant qu’ils sont étendus sur la table.

Un thermomètre sans contact.

La massothérapeute s'est procuré plusieurs outils spécifiques à son emploi pour tenter de limiter les contacts avec les clients.

Photo : Radio-Canada / Cory Herperger

Offrir les mêmes services autrement

La tâche de Guylaine Loiselle est colossale : elle doit fournir les mêmes services qu’auparavant, mais en respectant les plus récentes consignes de santé publique.

L’un de ses clients, Ronald Labrecque, considère que les massothérapeutes étaient déjà, avant même l’arrivée du nouveau coronavirus, conscientisés aux bonnes mesures d’hygiène puisqu’ils touchent régulièrement la peau des visiteurs pendant les massages.

Une femme fait un massage autour du genou à un client.

Les contacts peau à peau ne sont plus possibles puisque Guylaine Loiselle porte des gants en tout temps lorsqu'elle fait des massages aux clients.

Photo : Radio-Canada / Cory Herperger

Pour moi, ce n’est pas très énervant [de venir à mon rendez-vous]. Je trouve que c’est un métier qui prenait ses précautions auparavant. [...] C’est très professionnel, mentionne-t-il.

D’ailleurs, compte tenu des mesures déjà prises par les massothérapeutes pour limiter la propagation de certaines maladies de la peau, Ronald Labrecque est d’avis qu’il n’était pas tout à fait justifié de leur demander de cesser leurs activités en raison de la pandémie.

Avec les informations de Jean-Baptiste Demouy

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