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Terminer sa carrière junior avec un championnat… virtuel

Capture d'écran du jeu vidéo NHL 20 avec les joueurs des Mustangs qui célèbrent leur championnat.

Les Mustangs ont remporté, de façon virtuelle, les séries éliminatoires de la SJHL.

Photo : tirée de Twitter/@TheSJHL

Au cours des dernières semaines, la Ligue de hockey junior de la Saskatchewan (SJHL) a choisi, pour le plaisir, de simuler ses séries éliminatoires sur la plateforme Twitch. Après des semaines de compétition virtuelle, les Mustangs de Melfort ont été couronnés vainqueurs.

Rentré au Québec depuis l’annulation des séries éliminatoires de la SJHL lorsque la première ronde battait son plein, le défenseur des Mustangs, Alexandre Rondeau, a suivi les récents succès de son équipe.

Au début, il regardait la simulation du coin de l’oeil, mais de fil en aiguille, il s’est surpris à suivre cela avec intérêt et assiduité. Il dit n’avoir manqué aucun match de la série finale qui s’est conclue lundi soir avec une victoire en cinq matchs contre les Terriers de Yorkton.

C’était vraiment divertissant et amusant de suivre ça à distance avec mes coéquipiers.

À cause du coronavirus, tout s’est arrêté tellement vite. Les séries virtuelles nous ont permis de garder nos liens jusqu’à la fin.

Alexandre Rondeau, défenseur des Mustangs de Melfort

La SJHL a organisé ce championnat virtuel pour divertir les amateurs après l’annulation des séries. Les Mustangs ne sont pas réellement considérés comme les champions de la saison 2019-2020.

Alexandre Rondeau aurait bien aimé savourer ce championnat avec ses frères de glace dans la vraie vie. D’autant plus que les Mustangs étaient passés bien près de le remporter au printemps 2019, mais se sont toutefois inclinés en finale.

Cette saison, mon objectif était de remporter la bague qui nous a été volée l’an dernier. La victoire demeure toujours agréable… même si elle est virtuelle, concède le défenseur de 21 ans.

Le personnage d'Alex Rondeau célèbre un but du jeu vidéo.

Alex Rondeau avoue avoir observé les prises de décision de son personnage. «Des fois, je me demandais ce qu'il faisait», dit-il en riant.

Photo : tirée de Twitter/@TheSJHL

Échangé deux fois

Après cette défaite en finale, les Mustangs ont échangé Alexandre Rondeau aux Wolverines de Whitecourt, une formation Junior A en Alberta.

Au revoir Melfort.

Je n’avais pas demandé d’être échangé. Je ne voulais pas quitter Melfort.

Alexandre Rondeau

Finalement, les choses ne se passent pas comme prévu en Alberta. Le Québécois est malheureux, et il le fait savoir à son nouvel entraîneur avant même le début de la saison.

Je ne me sentais pas bien là-bas. Je n’avais pas de plaisir. Je perdais le goût de jouer au hockey.

Alexandre Rondeau, sur son court passage en Alberta

Il a donc demandé d'être échangé aux Mustangs. Les Wolverines se sont empressés d’exaucer son souhait.

Rebonjour Melfort.

J’ai rapidement retrouvé le plaisir. C’était là-bas que je voulais être, et pas ailleurs. C’était ma dernière saison de hockey junior, je voulais la vivre en ayant du plaisir pour me faire remarquer pour jouer universitaire [en 2020-2021].

Du coin de la patinoire, Alex Rondeau tente un tir vers le gardien des Broncos de Humboldt.

En deux saisons à Melfort, Alex Rondeau a récolté un total de 62 points.

Photo : tirée de Facebook/Melfort Mustangs

En plus d’être réconfortant, Melfort a permis à Alexandre Rondeau de s’établir comme l’un des meilleurs joueurs de sa position, au point d’être mis en nomination pour le titre de défenseur par excellence de la saison dans la SJHL. Il a aussi signé sa lettre d’engagement avec le programme de hockey de l’Université Laurentienne, basée à Sudbury, en Ontario.

Je cherchais un endroit qui allait me permettre de jouer rapidement. Leur programme est en reconstruction actuellement et plusieurs Québécois se sont engagés. Ensemble, on espère être en mesure de monter quelque chose d’intéressant, explique celui qui retrouvera notamment Alex Plamondon, l’un de ses meilleurs amis d’enfance.

À l’Université Laurentienne, il étudiera en Administration des sports, ce qui lui permettra, espère-t-il, de travailler dans le monde du sport une fois qu’il aura mis un terme à sa carrière de joueur.

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