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Des technologies pour réduire le risque de contagion dans les avions et les aéroports

L’industrie aérienne souhaite regagner la confiance des voyageurs et voyageuses méfiants après la pandémie.

Un concept de sièges d'avion hygiénique. On voit une rangée de trois chaises où chaque personne est protégée par un bouclier en plastique transparent. Le siège du milieu est orienté dans la direction opposé des deux autres sièges.

Aviointeriors, une entreprise italienne spécialisée dans la conception de sièges et de cabines d’avions, a passé le début du confinement à trouver des idées qui pourraient protéger les voyageurs et voyageuses.

Photo : Aviointeriors

CBC News

Le président du Conseil des aéroports du Canada, Daniel Gooch, volait d’Ottawa à Vancouver pour des rencontres d’affaires le 12 mars, quand le coronavirus était sur le point de tout faire chambouler. « La plupart de mes rencontres étaient annulées au moment où j’ai atterri », se remémore-t-il. Le matin suivant, il a pris un autre avion pour retourner à la maison. C’était son dernier voyage d’affaires pour un bon moment.

Ce sera une longue période de rétablissement, dit M. Gooch. Les aéroports sont vides, les revenus sont presque complètement disparus et on ne sait pas quand ils reviendront.

D’ici là, Daniel Gooch et l’ensemble de l’industrie aérienne canadienne veulent trouver des solutions pour permettre le retour du public aux aéroports. Et selon lui, la technologie pourrait y jouer un rôle important.

Une touche de science-fiction

« Bienvenue au vol commercial de 2021. Avant l’embarquement, veuillez traverser le tunnel désinfectant et le scanneur thermique, en plus de faire désinfecter vos sacs », peut-on lire en introduction du rapport « La montée des voyages aseptisés », publié par la firme de consultation marketing d’aviation SimpliFlying en avril.

Il est possible pour l’instant de respecter en grande partie des mesures de distanciation physiques dans les aéroports, le nombre de passagers et passagères ayant chuté de 90 % en Amérique du Nord depuis mars, selon le gouvernement américain. Mais des scénarios qui pourraient sembler venir de la science-fiction, comme celui décrit plus haut, pourraient devenir réalité.

Avec une distance d’environ deux mètres entre les gens, il faudrait environ 350 mètres pour accommoder la file pour un contrôle de sécurité pour un seul avion à fuselage large, illustre Daniel Gooch.

Selon plusieurs spécialistes, le défi principal des aéroports post-coronavirus sera l’hygiène. À Hong Kong, du personnel de maintenance répand du liquide désinfectant sur les surfaces les plus touchées, comme des rampes ou des boutons d'ascenseur.

Une personne devant une capsule la taille d'environ 2êtres humains de large, dans un aéroport.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'aéroport de Hong Kong teste cette cabine capable de vérifier la température d’une personne tout en l’aspergeant d’un désinfectant.

Photo : Aéroport de Hong Kong

L’aéroport teste aussi une cabine capable de vérifier la température d’une personne tout en l’aspergeant d’un désinfectant léger capable de tuer les microbes sur la surface corporelle. Pour l’instant, seul le personnel aéroportuaire peut s’en servir, mais son utilisation auprès du public est présentement étudiée.

L’aéroport de Pittsburgh teste pour sa part des robots nettoyeurs de plancher capables de couvrir des millions de pieds de carrés de surface par jour en travaillant 24/24, 7/7. Les robots projettent même des rayons UVC, une mesure d’hygiène supplémentaire.

Un robot nettoyant se promène dans l'aéroport de Pittsburgh. Il a l'allure d'un petit véhicule.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ces robots nettoyeurs de plancher travaillent 24/24, 7/7.

Photo : Pittsburgh Airport Authority

Les rayons UVC sont utilisés dans les hôpitaux depuis des décennies pour tuer les micro-organismes, explique la vice-présidente des technologies de l’information de l'aéroport international de Pittsburgh, Katherine Karolick.

Certaines entreprises, comme Healthe, veulent offrir aux aéroports des appareils qui reposent sur les rayons UVC afin qu’ils puissent renforcer leurs mesures hygiéniques. Leur Cleanse Portal ressemble à tout autre portique de sécurité qu’on voit dans les aéroports et désinfecte les gens en quelques secondes.

Un homme dans un portique de sécurité.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Cleanse Portal de Healthe est déjà utilisé par certaines entreprises.

Photo : Susan Ormiston/CBC

Repenser l’intérieur des avions

Aviointeriors, une entreprise italienne spécialisée dans la conception de sièges et de cabines d’avions, a passé le début du confinement à trouver des idées qui pourraient protéger les voyageurs et voyageuses.

C’est l’un de nos investisseurs qui nous a dit qu’on devait faire partie de la solution, raconte le président de l’entreprise Paolo Drago. On avait 10 idées. On en a finalement sélectionné trois qu’on concevrait et brevetterait.

La première de ces idées est le Glassafe, un bouclier en plastique transparent qui couvre la partie supérieure d’un siège d’avion, créant ainsi une barrière entre les gens.

Un bouclier en plastique couvre la partie supérieure d’un siège d’avion. Il s'agit d'une photo pour montrer le fonctionnement dudit bouclier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ce bouclier en plastique transparent couvre la partie supérieure d’un siège d’avion.

Photo : Aviointeriors

L’objet est portatif, et peut être plié et gardé dans une enveloppe désinfectée située en dessous du siège ou être distribué comme une couverture ou un oreiller.

Un autre de ses produits un peu plus novateur est un siège du centre orienté dans la direction opposé des deux autres sièges, et protégé d’une barrière transparente. Baptisé « siège Janus », une référence au dieu romain à deux visages, ce prototype n’est pas le bon outil pour le moment parce qu’il prendra au moins huit mois à certifier et manufacturer, mais il trouvera sa place dans les avions de demain, selon Paolo Drago.

Aviointeriors est actuellement en pourparlers avec une vingtaine de compagnies aériennes, dont certaines nord-américaines, dit le président de l’entreprise.

Selon les informations de Susan Ormiston.

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