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COVID-19 : les écoles resteront fermées jusqu'à l'automne en Ontario

Une classe vide, les chaises levées sur les bureaux.

Les écoles sont fermées depuis la mi-mars en Ontario.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Les élèves de la province devront attendre la rentrée d’automne avant de retourner sur les bancs d’école. Le premier ministre Ford a annoncé mardi que la province ne renverra pas ses élèves à l’école avant l’automne.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, affirme que les parents devront avoir confiance qu'envoyer leurs enfants à l'école est sécuritaire avant le retour en classe.

Le premier ministre Ford, quant à lui, affirme que cette annonce apporte des certitudes aux parents. Ils savent maintenant que leurs enfants pourront continuer à apprendre chez eux.

Les bulletins scolaires seront tout de même distribués, et les élèves qui terminent leur parcours obtiendront leur diplôme, selon M. Ford.

Le reste de l'année scolaire se déroulera donc en ligne pour les étudiants selon le gouvernement de la province.

Par ailleurs, le gouvernement de l'Ontario dit vouloir dévoiler un programme amélioré d'apprentissage en ligne [qui] appuiera ce plan et favorisera la continuité de l'apprentissage de tous les élèves à l'échelle de la province, quels que soient les défis qui pourraient se présenter au cours des prochains mois.

Les garderies seront quant à elles rouvertes au cours de la deuxième phase de réouverture de la province, d'après M. Lecce.

Une homme en complet devant un lutrin.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, a annoncé que les écoles resteront fermées pour le reste de l'année scolaire.

Photo : La Presse canadienne / Jack Boland

Les camps de vacances qui hébergent les enfants la nuit sont quant à eux annulés pour l'été.

Les écoles de la province sont fermées depuis la mi-mars en raison de la pandémie de COVID-19. Le gouvernement de l’Ontario a repoussé à plusieurs reprises la date du retour en classe.

Le Québec a rouvert ses écoles primaires à l'extérieur de la région de Montréal le 11 mai, même si la province est l'épicentre de la pandémie de COVID-19 au pays.

Les élèves de la maternelle à la 5e année en Colombie-Britannique doivent retourner en classe d'ici juin, mais seulement à temps partiel. Toutes les autres provinces ont fermé leurs écoles indéfiniment ou annulé le reste de l'année scolaire.

La semaine dernière, les syndicats de l’éducation ont affirmé n’avoir jamais été contactés par le ministère de l’Éducation quant à une possible réouverture des écoles.

Le plan de réouverture des écoles déposé en juin

Le ministre de l'Éducation Stephen Lecce a déclaré qu'il annoncerait un plan pour la réouverture des écoles avant la fin du mois de juin.

Alors que nous attendons avec impatience le mois de septembre, je veux que les parents sachent que nous allons introduire de nouveaux protocoles, de nouvelles normes pour que les étudiants puissent retourner en classe en toute sécurité, a-t-il expliqué.

M. Lecce affirme que la province demandera l'avis du médecin hygiéniste de la province pour déterminer le nombre d'étudiants dans une classe et à quoi devrait ressembler une distanciation physique appropriée.

Nous voulons voir les enfants revenir en septembre, mais nous voulons le faire une fois que nous avons mis en place un programme. Et pour les familles, vous connaîtrez les détails, vous connaîtrez le plan, a-t-il ajouté.

Pas une grande surprise, selon les acteurs du milieu

Rémi Sabourin, président de l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO), a affirmé qu’il s’agit de la bonne décision.

Rémi Sabourin, le président de l'AEFO, annonce une grève du zèle.

Rémi Sabourin, le président de l'AEFO.

Photo : Radio-Canada

Il a toutefois mis en garde le gouvernement au sujet des bulletins scolaires, affirmant que c’est facile de dire qu’il y aura des bulletins scolaires, mais que c’est plus difficile à mettre en pratique.

Rémi Sabourin rappelle que l’année scolaire a été écourtée à partir du début d’un trimestre et que les enseignants ont moins de matériel sur lequel baser leurs évaluations

Harvey Bischof, président de la Fédération des enseignantes et enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO), s’est dit peu surpris par cette annonce du gouvernement de l’Ontario.

M. Bischof s’est toutefois dit inquiet de ne pas encore avoir été consulté par le gouvernement au sujet de l’apprentissage en ligne durant l’été ou encore par le retour en classe à l’automne.

Un homme avec un t-shirt rouge parle à des journalistes dans un hall.

Harvey Bischof, président de la Fédération des enseignantes et enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO)

Photo : Radio-Canada

Même son de cloche du côté des enseignants des écoles catholiques, la présidente de l'Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA), Liz Stuart, affirme qu’il s’agit de la décision la plus prudente pour la sécurité des enfants.

Elle dénonce également le manque de consultation de son syndicat de la part du ministère de l’Éducation.

Sur Twitter, le président de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO) Sam Hammond s’est dit d'accord avec le ministre de l’Éducation, affirmant qu’il s’agissait de la bonne décision en raison de ces temps hors du commun.

André Blais, directeur de l’éducation au conseil scolaire catholique MonAvenir, a aussi affirmé que l'annonce n'était pas une grande surprise pour lui.

M. Blais dit que cette décision est la meilleure pour la sécurité des enfants. Il affirme que les enfants peuvent recevoir une certaine éducation malgré tout avec l’enseignement en ligne.

Il concède cependant que ce type d’éducation n’est pas idéal en raison des nombreuses distractions des parents qui sont eux aussi à la maison.

Le NPD demande du soutien pour les parents

Le NPD a appuyé la décision de repousser la rentrée à l’automne, affirmant que les écoles ne devraient rouvrir que lorsque les autorités sanitaires jugeront que la rentrée est sécuritaire.

Marit Stiles s'exprime au micro du studio des médias de l'assemblée législative de l'Ontario.

Marit Stiles, députée NPD de Davenport, et porte-parole de l'opposition officielle.

Photo : Studio des médias de Queen's Park

En attendant le retour en classe, la porte-parole du parti Marit Stiles demande au gouvernement de l’Ontario de déployer des ressources afin de soutenir les parents qui vont se retrouver sans options pour prendre soin des enfants lorsqu’ils seront appelés à retourner au travail.

Le NPD demande aussi plus de ressources aux enseignants pour leur permettre de continuer d’enseigner en ligne et pour du matériel pour les enfants avec des besoins spéciaux.

Selon Marit Stiles, la rentrée devra se faire en respectant les consignes des autorités sanitaires et en partenariat avec les enseignants, les conseils scolaires, les parents et les élèves.

Avec les informations de La Presse canadienne

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