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La COVID-19 entraîne la révision des cours en sciences infirmières

La coupole de l'Université de Saint-Boniface, à Winnipeg.

L'Université de Saint-Boniface, à Winnipeg, envisage de revoir le contenu des cours en sciences infirmières.

Photo : Christian Riou

La pandémie de la COVID-19 force les établissements d’enseignements supérieurs qui enseignent les soins infirmiers, comme l’Université de Saint-Boniface (USB), à revoir leurs programmes pour être prêts dès la rentrée de septembre.

C’est certain que cette pandémie va figurer dans le contenu de nos cours dès septembre, assure Daniel Gagné, doyen par intérim de l’École des sciences infirmières et des études de santé de l’USB.

Le nouveau coronavirus a bouleversé les systèmes de soins de santé qui n’étaient pas préparés à faire face à une pandémie de grande ampleur.

Il n’y a pas de précédent, note Daniel Gagné, qui insiste sur le fait que l’USB essaie de toujours garder [les] cours à jour.

Nouveautés techniques et historiques

Parmi les ajouts auxquels peuvent s’attendre les futurs étudiants, le doyen par intérim cite le renforcement sur les équipements de protection individuelle ou encore les contrôles d’inspection.

Des parties plus historiques seront aussi au programme concernant la manière dont la société a géré la pandémie. C’est pour garder notre [programme ] à jour avec ce qu’il se passe réellement dans la société au Manitoba, au Canada et dans le monde, ajoute Daniel Gagné.

Toutes ces nouveautés ne constitueront pas forcément des cours en soi, mais constitueront des ajouts de contenus dans des cours spécifiques.

Renforcer les ressources pour l'accompagnement des étudiants

Du côté des stages, l’USB va aussi revoir sa manière de procéder. Déjà au printemps, tous les stages des étudiants en sciences infirmières de cette université ont été bouleversés, ce qui force l’établissement d’enseignement supérieur à s’adapter pour tenter d’éviter de longues interruptions comme celles survenues depuis le mois de mars.

Suite à cette pandémie, c’est certain qu’il va falloir s’assurer qu’on renforce chez les étudiants l’évaluation et l’utilisation des équipements de protection individuelle, dit Daniel Gagné.

Daniel Gagné, de face.

Daniel Gagné est le doyen par intérim de l’École des sciences infirmières et des études de santé de l’Université de Saint-Boniface.

Photo : Daniel Gagné

Ensuite, le doyen par intérim mentionne le fait que certains étudiants peuvent être anxieux et qu’il va falloir faire en sorte qu'ils sachent vers qui se tourner en cas de questions.

Il va falloir qu’il y ait des processus de communication en place pour que ces étudiants puissent contacter des personnes-ressources qui soient accessibles pour leur répondre ou les diriger vers d’autres organismes ou individus capables de les aider.

Tout cela s’ajouterait à un éventail d’autres ressources, par exemple des vidéos sur la santé mentale ou encore des procédures sur le comportement à adopter et les mesures à prendre face à un patient atteint de la COVID-19.

Toutes ces choses ne sont pas nouvelles, mais je pense qu’il va falloir renforcer la disponibilité de ces ressources et la vigilance des enseignants concernant la communication avec les étudiants, conclut Daniel Gagné.

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