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Le marché local, un nouveau débouché pour des ostréiculteurs

Kevin Williams debout devant une barque et un hangar de l'entreprise.

Kevin Williams, de Little Shemogue Oyster Company, explique que les exportations d’huîtres sont en chute libre et que l'entreprise se concentre maintenant sur le marché local.

Photo : CBC/Tori Weldon

Radio-Canada

Des producteurs d'huîtres dans le sud-est du Nouveau-Brunswick découvrent le marché local après avoir vu leurs exportations tomber en chute libre.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

En cette période de l’année, Kevin Williams et son père, Wayne, compteraient normalement huit employés qui les aideraient à expédier des milliers d’huîtres dans l’est des États-Unis, mais cette année ils gardent l’entreprise familiale en activité en se rabattant sur le marché local. Ils n’avaient jamais exploré ce marché auparavant.

Les exportations d’huîtres étaient excellentes, mais elles sont tombées pratiquement à zéro et c’était tout un choc à encaisser, explique Wayne Williams.

La famille Williams a fondé son entreprise, la Little Shemogue Oyster Company, il y a environ cinq ans. Elle cultive des huîtres à Little Shemogue et à Cocagne et elle en achète d’autres producteurs. Elle exportait habituellement des dizaines de milliers d’huîtres par semaine dans les régions de Boston et de New York.

Les meilleures ventes sont habituellement faites au printemps, ce qui ne s’est pas produit cette année, déplore Wayne Williams.

L’entreprise familiale croit pouvoir survivre jusqu’à l’année prochaine avec l’aide des programmes d’aide financière d’urgence du gouvernement fédéral en temps de pandémie et en vendant ses produits au Nouveau-Brunswick.

De la mer à la maison

Grâce au bouche-à-oreille et à une campagne sur les médias sociaux, Kevin Williams livre des centaines d’huîtres par semaine à de nouveaux clients à Moncton, Shediac et Sackville.

Kevin Williams dit se réjouir de faire partie de la communauté. Il espère garder ses nouveaux clients lorsque les exportations reprendront. Il dépose les commandes devant la porte des clients, il actionne la sonnette et quitte les lieux.

Un homme tient quelques huîtres dans sa main.

L'entreprise livre maintenant des centaines d'huîtres par semaine à de nouveaux clients dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.

Photo : Gracieuseté/Little Shemogue Oyster Company

Un restaurant de la région inclut souvent ces huîtres dans des boîtes de produits locaux destinées à ses clients, souligne Kevin Williams. Il dit être reconnaissant pour cela. Vendre ses produits dans sa communauté est un peu plus significatif que de les vendre à l’étranger, explique-t-il.

Les temps sont durs pour les producteurs

Les producteurs de la province exportent habituellement de 20 à 30 millions d’huîtres par année, selon la directrice de l’association des producteurs d’huîtres du sud-est du Nouveau-Brunswick, Rachelle Richard-Collette.

Il est encore trop tôt pour déterminer à quel point la pandémie nuit à l’industrie, dit-elle, mais les producteurs ne peuvent attendre avant de prendre une décision sur la poursuite de leurs activités.

Les huîtres grandissent pendant quatre à cinq ans avant d’atteindre la taille pour être vendues. Les producteurs doivent donc investir maintenant sinon ils risquent de perdre leur production des prochaines années, explique Mme Richard-Collette.

Rachelle Richard-Collette en entrevue devant un édifice

Rachelle Richard-Collette, directrice de l’association des producteurs d’huîtres du sud-est du Nouveau-Brunswick (Archives).

Photo : Radio-Canada / Pierre Fournier

Les huîtres sont cultivées dans des sacs dans les eaux de certaines baies. Il faut les faire pivoter et les examiner régulièrement, ce qui requiert du temps et de la main-d’oeuvre.

Les producteurs ont repris ce travail il y a environ trois semaines à la fonte des glaces. Beaucoup d’entre eux ont des employés. Ils font des dépenses alors que les ventes sont difficiles, souligne Mme Richard-Collette.

L'industrie espère connaître un regain des ventes à l’automne si les restaurants continuent de rouvrir d’ici là, ajoute-t-elle.

Mais étant donné que 90 % de la production est habituellement vendue hors de la province, ce sont les conditions de la pandémie dans ces régions qui déterminent à quel rythme les affaires de l’industrie vont reprendre.

Avec les renseignements de Tori Weldon, de CBC

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