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Un premier concert intérieur depuis le début du confinement aux États-Unis

Le musicien joue de la guitare et chante sur scène lors d'un festival extérieur.

Le musicien country Travis McCready lors d'un concert, extérieur cette fois, en 2019

Photo : Getty Images / Terry Wyatt

Radio-Canada

Le musicien country Travis McCready a joué en salle accompagné de quelques musiciens, et devant un public dispersé et masqué, lundi soir en Arkansas, aux États-Unis. Son concert donne un premier aperçu de ce à quoi pourraient ressembler les spectacles à l’ère de la COVID-19.

Le concert s’est tenu à Fort Smith, une petite ville du sud des États-Unis dans un État qui fait partie des quelques-uns qui n’ont pas donné l’ordre général de rester à la maison dans le contexte de la pandémie. Des restrictions ont toutefois été mises en place pour certains commerces, dont les restaurants et les salles de spectacle, et pour la tenue de rassemblements, sauf à l’église.

L’entreprise Temple Live, qui a organisé l’événement, a ainsi dû repousser la date du concert de quelques jours, après que le gouverneur de l’État, qui y était initialement opposé, ait finalement approuvé sa tenue, sous réserve que la salle soit conforme aux directives des autorités de santé publique.

La semaine dernière, Travis McCready, le leader du groupe Bishop Gunn, s’est dit surpris de l’intérêt des médias au sujet de son concert et a affirmé sur les réseaux sociaux qu’il n’encourage pas la tenue des rassemblements où ne sont pas prises des précautions de sécurité extrêmes comme nous le faisons pour cet événement.

Je suis seulement un petit musicien indépendant qui aime jouer sa musique et qui travaille très fort pour créer pour ceux qui souhaitent être divertis en toute sécurité et décident de leur plein gré de participer.

Le musicien Travis McCready

Des mesures drastiques

Sur les 1100 sièges de la salle, seuls 239 pouvaient être occupés, selon ce qu'a ordonné la santé publique. De plus, tous les membres du public et du personnel âgés de plus de 10 ans devaient porter le masque; ceux et celles qui n’en avaient pas déjà s’en sont fait donner un.

La température corporelle des spectateurs et spectatrices a aussi été prise à l’entrée à l’aide de thermomètres à infrarouge pour détecter des cas de fièvre.

Dans la salle, des groupes de personnes apparentées ou de proches étaient séparés d’autres groupes de spectateurs et spectatrices par plusieurs sièges vides. Aux toilettes, des urinoirs et lavabos ont été condamnés, et une limite de personnes a été établie, pour éviter les rapprochements. Tous les endroits susceptibles d'être touchés par le public devaient être nettoyés régulièrement à l'aide de liquide désinfectant. Des flèches ont été posées au sol pour indiquer le sens unique des déplacements à l’intérieur.

Le président de Temple Live, qui a organisé le spectacle, Lance Beaty, a affirmé au New York Times (Nouvelle fenêtre) ne pas avoir fait de profit du tout, et que ce n’était pas le but.

Je crois que ça donne de l’espoir à beaucoup de gens, a-t-il dit en entrevue au quotidien. C’est une expérience, aussi, pour voir comment ça peut fonctionner.

Avec les informations de New York Times, et 5News

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