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Reitmans se place à l'abri de ses créanciers

Une enseigne Reitmans.

La chaîne de magasins Reitmans doit se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Secouée par la pandémie qui force la fermeture de ses magasins depuis des semaines, la société Reitmans se place sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, a-t-elle annoncé mardi matin.

L'entreprise, dont les enseignes comprennent les boutiques de vêtements Reitmans, RW & CO, Penningtons, Thyme Maternité et Addition Elle, souhaite ainsi faciliter sa restructuration opérationnelle, commerciale et financière.

Sa demande doit être entendue au cours de la journée par la Cour supérieure du Québec.

La demande de protection en vertu de la LACC est assurément la décision la plus difficile que nous ayons eu à prendre dans l'histoire quasi centenaire de notre organisation, mais la pandémie actuelle ne nous laisse aucun choix.

Stephen Reitman, président et chef de la direction de Reitmans

Dans un communiqué, la direction affirme travailler à l'obtention d'un financement provisoire afin de permettre à ses magasins de poursuivre leurs activités pendant le processus de restructuration supervisé par les tribunaux.

La société poursuit ses activités sur tous ses sites Internet de commerce électronique ainsi que dans tous ses magasins au fur et à mesure qu'ils rouvriront, précise la direction.

Reitmans entend sinon optimiser son réseau de magasins au Canada, afin d'en ressortir plus solide.

Poussée des achats en ligne

Depuis plusieurs années, les habitudes de consommation dans le secteur du commerce au détail changent sous la poussée du magasinage en ligne, phénomène qui a pris de l'ampleur avec la fermeture de pratiquement tous les magasins du pays en raison de la pandémie.

C’est possible que la vente en ligne passe de 10 à 20 à 30 %, donc qu’au total, il y ait moins de besoins pour de l’espace de commerce de détail, a reconnu le premier ministre du Québec, François Legault, tandis qu'il était questionné sur le sujet en point de presse mardi.

La Société Reitmans, qui compte environ 6800 employés, exploite 576 magasins, dont 259 Reitmans, 106 Penningtons, 80 RW & CO, 77 Addition Elle et 54 Thyme Maternité.

M. Legault affirme avoir eu une rencontre lundi après-midi avec le ministre des Finances Pierre Fitzgibbon afin de faire le point sur cette période difficile pour le commerce de détail. Il s'agit toutefois d'un dossier complexe, a-t-il indiqué.

D'abord, les propriétaires d'immeubles et de centres d'achats n'affichent pas tous la même flexibilité envers les commerçants quant au paiement du loyer pendant la crise, a-t-il dit. Aussi, le gouvernement fédéral a déjà mis certains programmes d'aide sur pied­.

Évidemment, il y a les grandes chaînes, il y a les petits commerces de régions. Chaque cas est différent. On est en train de voir comment mettre en place un programme qui serait complémentaire à ce qui se fait au gouvernement fédéral.

François Legault, premier ministre du Québec

Le premier ministre a dit espérer annoncer quelque chose dans les prochaines semaines.

Plusieurs grandes chaînes touchées

L'essor fulgurant du commerce en ligne ces dernières années frappe de plein fouet le secteur du commerce au détail partout dans le monde.

Au Canada, plusieurs grandes chaînes ont dû baisser pavillon, se restructurer ou réduire considérablement leur nombre de succursales et d'employés pour survivre dans ce nouvel univers où le commerce se fait de plus en plus en ligne et où la concurrence vient de partout dans le monde.

Ainsi, le Groupe Aldo, La Cordée, Forever 21, Vagabond, Louis Garneau, Stokes, les boutiques Caroline Néron et Payless Canada, pour ne nommer que ceux-là, ont dû se mettre à l'abri de leurs créanciers ou procéder à des réorganisations au cours de la dernière année.

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