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Faim au Chili : manifestation violente en banlieue de Santiago

Une foule se fait arroser par un canon à eau.

Avant même la crise sanitaire, le Chili avait connu de longs mois d'agitation sociale et de violences provoqués par une hausse du prix du billet de métro à Santiago, en octobre dernier.

Photo : Reuters / Ivan Alvarado

Agence France-Presse

Des habitants d'une ville pauvre de la banlieue de Santiago du Chili, El Bosque, ont affronté lundi la police pour protester contre les pénuries alimentaires en temps de confinement pour cause d'épidémie de coronavirus.

Les manifestants, portant pour la plupart une capuche et un masque, ont lancé des slogans hostiles à un gouvernement de droite qui, d'après eux, les délaisse.

Ce n'est pas la quarantaine, c'est de l'aide, de la nourriture, voilà ce que demandent les gens en ce moment.

Veronica Abarca, une manifestante

Des barricades ont été dressées, et la violence a monté jusqu'à des affrontements à coups de bâton et de jets de pierre du côté des manifestants, et de gaz lacrymogène et de canons à eau du côté des forces de l'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP.

La police a fait état de trois interpellations.

Une femme masquée se fait traîner par deux policiers en habit de protection.

Une femme est détenue après avoir crié des slogans hostiles à la police.

Photo : Reuters / Ivan Alvarado

Le gouvernement du président Sebastian Piñera a décrété vendredi le confinement de toute la population de la région de la capitale, qui concentre 80 % des cas de coronavirus du pays.

Mais depuis des mois déjà, l'activité économique, entre autres celle des commerces, de la construction et de divers services, a été ralentie pour tenter de freiner la pandémie.

La municipalité d'El Bosque a publié un communiqué dans lequel elle dénonce la détérioration de la qualité de vie des habitants et le manque de considération du pouvoir central pour les plus pauvres.

Ce sont ces habitants et habitantes qui, après plus d'un mois sans pouvoir travailler, sans avoir vu non plus de mesure concrète de la part de l'État, protestent aujourd'hui, a écrit le maire, Sadi Melo.

Avant même la crise sanitaire, le Chili, pays de 18 millions d'habitants, avait connu de longs mois d'agitation sociale et de violences, partis de l'annonce en octobre d'une hausse du prix du billet de métro à Santiago.

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