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Manifestation contre la fermeture des frontières entre le Québec et le Nouveau-Brunswick

Des manifestants sur le pont de Campbellton.

Selon plusieurs sources, plus de 400 personnes ont participé à cette marche symbolique, avec une légère majorité provenant du Québec.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

Plus de 400 personnes ont participé à une marche de solidarité, lundi après-midi, des deux côtés du pont interprovincial qui relie le Québec et le Nouveau-Brunswick.

Cette marche pacifique s'est déroulée en simultané sur le coup de 14 h à Campbellton et à Pointe-à-la-Croix, deux communautés séparées par un pont.

Les manifestants, formés d’une légère majorité de Québécois, ont ainsi voulu démontrer la nécessité d'un libre circulation des gens habitant cette grande région économique.

L'activité symbolique est l'initiative de Lisa Lévesque, une habitante de Pointe-à-la-Croix.

Des manifestants près du pont de Campbellton.

La fermeture des frontières interprovinciales du Nouveau-Brunswick sépare des familles.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Mme Lévesque, qui travaille comme intervenante en santé mentale au Nouveau-Brunswick, n'a pu voir certains membres de sa propre famille depuis deux mois.

On veut démontrer aujourd'hui qu'on est unis. On est deux provinces, mais on est uniques, on est unis ensemble.

Lisa Lévesque, organiatrice de la marche

La marche s'est déroulée calmement sous surveillance policière.

La majorité des participants portaient un masque, mais l’éloignement physique de 2 mètres a été un peu plus difficile à faire respecter, surtout au moment où les deux groupes se sont rencontrés au milieu du pont.

Des manifestants sur le pont de Campbellton.

La majorité des participants portaient un masque.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Parmi les Québécois, on dénombrait de nombreux participants provenant de la communauté autochtone de Listuguj au Québec, elle aussi située tout juste de l'autre côté du pont.

Qu'importe leur provenance, le message était le même pour tous. Pointe-à-la-Croix et Listuguj ont toujours fait partie de notre communauté. Pourquoi arrêter ça astheure? Eux autres ont besoin de nous autres autant que nous autres on a besoin d'eux autres, a clamé Marie-Josette Roy, coordonnatrice de la marche au Nouveau-Brunswick.

Marie-Josette Roy devant le pont de Campbellton.

Marie-Josette Roy, coordonnatrice de la marche au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Nathalie Beaudoin, une résidente de Pointe-à-la-Croix, estime que la fermeture des frontières l’empêche de voir sa famille et la force à faire plus de route pour faire ses emplettes.

Je devrais être capable d’aller chez nous et de voir mon père, qui a 83 ans. Ça n’a plus de sens.

Nathalie Beaudoin, résidente de Pointe-à-la-Croix, Québec

Les participants québécois ont poursuivi leur route jusqu'à Campbellton. Après un petit crochet dans le centre-ville, ils ont traversé le poste de contrôle du ministère de la Sécurité publique, avant de revenir sur leurs pas jusqu'au Québec.

D'après un reportage de Serge Bouchard

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