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Attendre après la pandémie pour se dire « oui »

Plusieurs couples qui avaient prévu se marier dans les prochains mois ont dû reporter l'événement.

La pandémie de COVID-19 aura des conséquences importantes pour de nombreux futurs mariés. Les directives de distanciation physique forcent plusieurs d’entre eux à reporter leur cérémonie prévue cet été.

En Abitibi-Témiscamingue, des dizaines de futurs mariés devront donc patienter avant de s’unir pour le meilleur et pour le pire.

Myriam Desbiens et Bertrand Fortin devaient se marier le 20 août, à Val-d’Or. L’important pour eux était de partager ce moment avec leurs proches.

Le but de ça est de célébrer avec les gens qu’on aime et si les gens qu’on aime ne peuvent pas être là, on aime mieux reporter.

Myriam Desbiens, dont le mariage a été reporté en raison de la pandémie de COVID-19

Le couple prend néanmoins la situation avec un grain de sel. Nous ne sommes pas tant déçus, dans le sens où ça ne change pas grand-chose dans nos vies. Nous avons déjà une maison, des enfants et nous n’avons pas besoin de ça pour avancer dans la vie. Je pense que c’est un plus gros contrat que le mariage, lance-t-elle en riant.

Égoportrait de Bertrand Fortin et Myriam Desbiens dans leur entrée.

Bertrand Fortin et Myriam Desbiens ont dû revoir la planification de leur mariage en raison de la pandémie de COVID-19.

Photo : Gracieuseté de Bertrand Fortin et Myriam Desbiens

Pour l’instant, le couple n’a pas encore trouvé une date pour l’an prochain. On entend parler de deuxième vague alors on va regarder comment se passe la rentrée et on verra pour la suite des choses, explique Myriam Desbiens.

Dans le cas du couple de Marianne Grand’Maître et de Charles Lalancette, la célébration prévue le 4 juillet à Gatineau a été officiellement reportée il y a peine une semaine.

C’est sûr qu’on était déçus, on veut nos proches avec nous, s’ils ne sont pas là, ce n’est pas un évènement que l’on veut sans eux, mentionne également Charles. Lui et Marianne, résidents de l’Abitibi-Témiscamingue, avaient choisi Gatineau parce qu’ils ont de la famille à cet endroit ainsi qu’au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Un couple pose pour une séance professionnelle devant une maison de campagne.

Marianne Grand'Maître et Charles Lalancette devaient se marier cet été, mais ils ont dû se résoudre à reporter leur projet.

Photo : gracieuseté Marianne Grand'Maître

Que ce soit pour le couple Lalancette-Grand’Maître ou Desbiens-Fortin, les invitations devaient être envoyées au printemps, ce qui les a poussés à prendre une décision rapidement.

Charles Lalancette et Marianne Grand’Maître ont annoncé le report à la mi-mai.On voulait attendre jusqu’au 1er juin, mais nous commencions à avoir des invités qui s’inquiétaient, dit-elle.

Ce n'est pas évident de se déprogrammer.

Marianne Grand’Maître, dont le mariage était prévu le 4 juillet

Ça fait un an et demi qu'on attend cette journée avec impatience et que nous mettons beaucoup d'énergie et de temps dans les préparatifs. Nous sommes totalement conscients que de repousser notre mariage n'est pas 'la pire des choses et que cela ne nous empêche aucunement de nous aimer plus que tout quand même. Par contre, ce qui est difficile est de se dire que cette journée n’aura pas lieu et que le 4 juillet 2020 au matin, explique-t-elle.

La nervosité et l’anxiété ont quand même été présentes au sein du couple admet Marianne Grand’Maitre en riant malgré tout. Surtout quand la décision n’est pas prise, en plus des proches nous écrivaient en nous disant que leur santé était plus fragile et qu’ils étaient plus à risque. Il y avait également la question des dépôts, donc il y avait plusieurs questions en suspens qui nous ont causé un peu d’anxiété, raconte-t-elle.

Éviter les pertes financières

Les deux couples ont fait savoir que les pertes financières seraient très limitées ou inexistantes.

Nous avons réussi à reporter tous nos dépôts, confirme Charles Lalancette, et tous nos fournisseurs sont disponibles pour notre date l’an prochain.

Même son de cloche pour les Desbiens-Fortin qui même sans date officielle pour 2021, ont réussi à éviter les dépenses qui auraient éventuellement été inutiles.

Autre coup dur pour les milieux de l’hôtellerie et de la musique

À Rouyn-Noranda, l’hôtel le Noranda a vu tous ses mariages être annulés un à un. Le directeur général Frédéric Arsenault ne prévoit toutefois pas un engorgement au niveau des réservations pour l’été 2021.

De là à savoir s’il va y avoir un manque de places pour faire des événements, ça m’étonnerait grandement. Il nous reste toujours des dates, affirme-t-il.

Photo en noir en blanc d'Yves Dumulon assis devant un ordinateur et un panneau de son en train de mixer de la musique.

Yves Dumulon a perdu plusieurs contrat d'animation de mariage qui étaient prévus cet été.

Photo : Graiceuseté d'Yves Dumulon.

Plusieurs autres travailleurs seront aussi touchés par cette vague d’annulations. Plusieurs animateurs, musiciens et photographes, pour ne nommer que ceux-là perdront des milliers de dollars en contrat de mariage.

Ce que je trouve le plus dommage ce sont les couples qui ont investi des sommes, mais pour moi, c’est un revenu d’appoint. Je ne fais pas ça pour gagner ma vie, mais je vais probablement perdre quelques milliers de dollars cette année, commente Yves Dumulon, qui anime des mariages depuis environ sept ans.

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