•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des résultats prometteurs pour le vaccin développé par Moderna

La façade du siège social de Moderna.

Moderna, une entreprise fondée il y a une dizaine d'années pour commercialiser une invention du biologiste canadien Derrick Rossi, est basée à Cambridge au Massachusetts.

Photo : Getty Images / Maddie Meyer

Radio-Canada

Un vaccin développé par la firme américaine de biotechnologie Moderna a déclenché une réponse immunitaire contre la COVID-19 lors de la première phase des essais, a annoncé l'entreprise lundi.

Huit cobayes, sur un groupe de 45, ont développé des anticorps en quantité comparable à ceux qu’on observe chez les patients s’étant remis de la maladie. L’entreprise fait état de « données intérimaires positives ».

Nous avons démontré que ces anticorps, cette réponse immunitaire, peuvent en fait bloquer le virus, a déclaré à CNN Tal Zaks, le médecin-chef de Moderna. Je pense que c'est une première étape très importante dans notre cheminement vers un vaccin.

Étape est toutefois ici un terme clé. Il ne s’agissait que de la première phase des essais cliniques sur des humains. Cette phase est consacrée à l’évaluation des risques pour la santé que pourrait représenter le vaccin, ainsi que sa capacité à susciter, comme dans le cas présent, une réponse immunitaire.

Si tout se déroule comme prévu, le Dr Zaks croit que le vaccin développé par son équipe pourrait être distribué au grand public à partir de janvier 2021. Les autorités américaines visent plus largement les six premiers mois de l’année.

D’ici là, le vaccin expérimental doit encore subir deux phases de tests sur un nombre croissant de cobayes. La seconde phase, consistant en des essais cliniques sur 600 patients, débutera bientôt et doit être achevée d’ici cet été. Elle a déjà été autorisée. La troisième phase, censée commencer en juillet, consistera à inoculer le vaccin à des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes.

Le gouvernement américain ne cache pas son espoir de développer le premier vaccin contre la COVID-19. L’administration Trump en a fait une priorité des Instituts américains de la santé (NIH), l’équivalent du ministère de la Santé, qui parrainent et supervisent cette étude. Washington a investi un demi-milliard de dollars américains dans les travaux de Moderna sur ce vaccin nommé mRNA-1273.

Et cela va sans dire, ces résultats préliminaires ont fait des heureux au sein du NIH. [Cette première phase de test] montre que non seulement l'anticorps s'est lié au virus, mais qu'il a empêché le virus d'infecter les cellules, a souligné le Dr Paul Offit, membre du panel du NIH qui réglemente les études sur les vaccins aux États-Unis.

Mais ces résultats ne garantissent pas que cette réaction immunitaire peut entraîner une immunité totale contre la COVID-19, ou qu’un vaccin, quel qu’il soit, pourrait assurer cette immunité. Ils ne disent pas, non plus, si une personne remise de la maladie peut la contracter de nouveau.

C'est une bonne question et la vérité est que nous ne le savons pas encore, a indiqué le Dr Zaks. Nous allons devoir mener des essais d'efficacité formels où vous vaccinez beaucoup, beaucoup de gens, et ensuite vous les surveillez dans les mois qui suivent pour vous assurer qu'ils ne tombent pas malades.

Au Canada, des essais cliniques ont été autorisés pour un autre vaccin, a annoncé samedi Justin Trudeau. Les inoculations expérimentales devraient commencer au cours des trois prochaines semaines sur quelques dizaines de volontaires.

Avec les informations de CNN, et Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !