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Réouverture du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie

Tronçon de route où se trouvait le point de contrôle.

Le poste de contrôle routier à La Pocatière a été retiré.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

La levée des barrages routiers a eu lieu cette nuit dans certaines régions de l’Est-du-Québec. L'accès au Bas-Saint-Laurent et à la Gaspésie n'est maintenant plus contrôlé, mais la santé publique demande tout de même d'éviter les déplacements non essentiels.

La réouverture de ces deux régions a soulevé de vifs débats au cours des derniers jours.

Québec a choisi d'aller de l'avant même si les directions régionales de la santé publique et plusieurs intervenants préconisaient un déconfinement plus progressif.

Les voyageurs peuvent donc se déplacer d'une région à l'autre, tout en respectant les directives de la santé publique.

Ces points de contrôle routier avaient été mis en place pour contrer la propagation de la COVID-19 à la fin du mois de mars.

Aux Îles-de-la-Madeleine, les visiteurs ne pourront se rendre que par avion. Seuls les résidents et certains travailleurs pourront conduire à travers le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard pour prendre le traversier vers Cap-aux-Meules, après avoir obtenu l'autorisation des autorités de l'Île-du-Prince-Édouard.

Réactions mitigées au Kamouraska

Le retrait des contrôles routiers à la frontière entre le Bas-Saint-Laurent et la région de Chaudière-Appalaches est perçu par plusieurs comme un soulagement dans la MRC de Kamouraska, particulièrement à La Pocatière.

La ville entretient des liens étroits avec les municipalités voisines, comme Saint-Roch-des-Aulnaies et Sainte-Louise qui se situent dans la région de Chaudière-Appalaches.

Tronçon de route où se trouvait le point de contrôle.

Le poste de contrôle routier à La Pocatière a été retiré.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

Ces municipalités, séparées depuis le 28 mars, se partagent notamment la même commission scolaire, les mêmes services de santé et le même service incendie.

Contrairement aux contrôles routiers, le maire de La Pocatière Sylvain Hudon rappelle que les mesures d'hygiène, elles, sont maintenues.

Il ne faut pas baisser la garde non plus, puis même maintenant, si c'est ouvert, il y a quand même des restrictions aussi. [...] Il n'y a pas de barrage comme tel, mais les policiers peuvent poser des questions et je pense que c'est à propos.

Sylvain Hudon, maire de La Pocatière

De son côté, le porte-parole du comité « Mes soins restent ici », Jean Martin, craint les soubresauts sur le réseau de la santé régional advenant une éclosion de COVD-19.

Ce comité veille au maintien de l'accès des soins de santé dans la région du Kamouraska.

On voulait éviter que la transmission communautaire vienne se faire ici. Pas qu'on a peur d'eux autres, mais on veut être sûrs que notre système de santé soit capable d'absorber le choc.

Jean Martin, porte-parole du Comité « Mes soins restent ici »

Jean Martin souligne que le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent connaît une pénurie de main-d'oeuvre et que du personnel médical a été envoyé en renfort dans la région de Montréal.

Environ le quart de la population du Bas-Saint-Laurent est âgé de 65 ans ou plus.

Déconfinement de l'île Verte

La levée des contrôles routiers aux frontières du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie marque également le déconfinement de l'île Verte.

La santé publique avait décrété un confinement total de l'île Verte pour éliminer les déplacements non essentiels entre l'île et la terre ferme.

Le phare de l'île Verte.

L'île Verte était totalement confinée depuis le 7 avril.

Photo : Louise Guay

Même si des craintes persistent chez certains Verdoyants, ce déconfinement a réjoui plusieurs propriétaires de résidences sur l'île, selon la mairesse de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, Louise Newbury.

Ça dépend des personnes comme un petit peu partout ailleurs. Il y a des personnes qui sont beaucoup plus inquiètes. Et puis, ces personnes-là continuent à rester chez elles et à commander l'épicerie à distance, tandis qu'il y a en a d'autres qui sont très heureux. Puis, aujourd'hui, les gens ont commencé à sortir, souligne-t-elle.

La différence surtout, pour nous, c'est qu'il y a des personnes, des propriétaires de résidences secondaires, à partir d'aujourd'hui, qui peuvent entrer.

Louise Newbury, mairesse de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs

Le traversier a recommencé ses allers-retours entre le village côtier de L'Isle-Verte et l'île.

Une trentaine d'insulaires demeurent en permanence sur l'île Verte, mais la population de l'île dépasse les 300 personnes pendant l'été, selon la mairesse.

Deux rives deux mesures

De l’autre côté du fleuve, sur la Côte-Nord, le barrage routier installé à Tadoussac qui régit l’entrée dans la région, demeure en place jusqu’au 31 mai. Le poste contrôlant l’accès vers la Basse-Côte-Nord, situé à Kegaska, est quant à lui en place pour une durée indéterminée.

Avec les informations de Jérôme Lévesque-Boucher

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