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Les ministres Blais et McCann interpelées par le Conseil pour la protection des malades

Des aînés en perte d'autonomie dans un CHSLD

Les aînés souhaitent pouvoir sortir d'un CHSLD avec les précautions requises et rejoindre leur famille.

Photo : Radio-Canada / courtoisie SAMS

Radio-Canada

Le Conseil pour la protection des malades a fait parvenir une lettre à la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, et à la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, pour demander le respect des droits fondamentaux des résidents des Centres d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD), tout comme dans les autres établissements de soins de santé.

Dans sa lettre, le Conseil fait état des centaines de plaintes de citoyens et des 200 comités d'usagers qu'il représente.

Il y a des médecins qui ont dit que des résidents avaient été admis à l’hôpital déshydratés, abandonnés littéralement et certains en sont décédés. Alors, on veut rétablir cette vigie que font nos comités de résidents et d’usagers et c’est important qu’on le fasse le plus tôt possible, a déclaré le président du CPM, Paul Brunet, en entrevue à ICI RDI.

Parmi les plaintes et les observations reçues, le CPM fait notamment référence à des conduits d’aération dans les chambres qui n’ont pas été nettoyés depuis des mois. M. Brunet a aussi mentionné l’érosion des droits dans les CHSLD ou les résidences pour aînés, où il est difficile d’avoir accès à des informations sur la propagation de la COVID-19 faute de vigie.

Le gouvernement poursuivi

La pandémie actuelle a exacerbé la problématique en CHSLD, a ajouté le président du Conseil pour la protection des malades. Une demande d'action collective a d'ailleurs été autorisée en septembre dernier. On attend les dates de procès incessamment, a-t-il mentionné.

Le CPM demande aussi le respect de la liberté de mouvement et le retour des chirurgies électives, pour le cancer ou le cœur notamment, qui ne sont plus faites depuis le début du confinement. Il y a du monde sur la liste qui est mourant et qui a besoin d’être traité rapidement. Ça prend un plan, a souligné M. Brunet.

Tester les proches aidants

La lettre remise aux ministres McCann et Blais réclame aussi un environnement sécuritaire pour les proches aidants, en les soumettant aux mêmes mesures d'hygiène que le personnel soignant et en leur faisant passer un test de détection de la COVID-19.

Le gouvernement avait initialement exigé un test négatif pour les proches aidants qui entraient dans les résidences. Il a changé de cap en raison de la complexité de l’application de la directive.

L’Association des proches aidants de la Capitale-Nationale, auparavant perplexe à l’idée de tester les proches aidants, se rallie au CPM, pour éviter de contaminer les milieux encore épargnés par la COVID-19. 

Je me ramène à un but, celui de préserver la vie, même s’il y a des conséquences psychosociales difficiles à accepter. Mais il faut contrôler cette contamination, souligne la présidente de l’Association, Suzanne Girard.

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Avec les informations de La Presse canadienne

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