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Les danseurs du Ballet royal célèbrent les 80 ans de la compagnie à leur façon

Une mosaïque de vignettes où on voit des danseurs de ballet dansant en choeur.

Les danseurs du Ballet royal de Winnipeg dansant un extrait de la chorégraphie Angels in the architecture.

Photo : Radio-Canada / Courtoise : RWB

Dans une vidéo YouTube, les danseurs du Ballet royal de Winnipeg reprennent la chorégraphie de Angels in the architecture, chacun chez soi.

Du 6 au 10 mai devait se tenir à la salle du Centenaire de Winnipeg 80 ans - Une rétrospective. Il s’agissait d’une façon de célébrer la riche histoire d’une des plus vieilles compagnies de ballet en Amérique du Nord, mais la pandémie en a décidé autrement.

Ainsi, les danseurs de la compagnie ont décidé de mettre en place ce projet, qui a plu à leur directeur artistique, André Lewis.

Je suis tellement fier des danseurs. C’est eux-mêmes qui se sont dit “faisons quelque chose pour le 80e”. Ils se sont dit que Angels in the architecture serait le meilleur moyen pour remercier l’audience qui soutient le ballet.

Le poids du passé

Il y seulement une compagnie de ballet en Amérique du Nord qui est plus vieille que le Ballet royal de Winnipeg (RWB). Elle est à San Francisco, mais elle a pris une pause de quelques années. Ce qui fait du RWB la seule compagnie de ballet sur le continent avec 80 ans d’existence, sans interruption.

Pour André Lewis, ce qui distingue la compagnie des autres, c’est cette volonté de ne jamais tomber dans le tape-à-l’oeil, ni de s’asseoir sur ses lauriers. Au RWB, on désire offrir à chaque spectacle une réelle communion avec le public, précise-t-il.

C’est notre désir de toujours communiquer avec le public. Ça n’a jamais été d'impressionner les gens avec de la pyrotechnie, c’est surtout d’amener les gens sur scène avec nous, métaphoriquement, bien sûr. Que les gens sentent une connexion entre les danseurs et l’audience.

Diriger une telle compagnie n’est pas chose simple, le poids du passé peut être lourd à porter, spécialement lorsqu’on en est le directeur artistique. Le passé n’est toutefois pas garant de l’avenir et, selon M. Lewis, on est jamais aussi bon et pertinent que notre prochain spectacle.

C’est quand même un poids très lourd, c’est la plus vieille compagnie en Amérique du Nord sans interruption. Il y a une histoire qui est importante, mais on ne peut pas seulement se fier à ce que nous avons fait auparavant, faut toujours regarder vers le futur.

Frappé comme tous les autres organismes culturels par la présente crise, le RWB est présentement en constante transformation. L’école tente de poursuivre sa mission virtuellement avec des plateformes de vidéoconférence.

Pendant ce temps, André Lewis tente de programmer les prochaines saisons, ce qu'il fait très souvent jusqu'à quatre ou cinq ans d’avance, même en ces temps où l'avenir est incertain pour des spectacles regroupant plusieurs centaines de personnes dans une même salle un soir donné.

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