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Les couloirs d'attente menant aux comptoirs d'enregistrement d'Air Canada sont vides.

Air Canada a été contrainte de réduire ses vols de 95 % en raison de la pandémie.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Air Canada va licencier environ 20 000 employés au début du mois de juin en raison des ravages que cause la pandémie de COVID-19 dans l'industrie du transport aérien.

La compagnie aérienne a indiqué vendredi qu'à compter du 7 juin, 50 % à 60 % de ses 38 000 employés seraient remerciés. Ces licenciements toucheront donc au bas mot 19 000 salariés, un nombre qui pourrait grimper jusqu'à 22 800.

Depuis le début de la crise sanitaire au Canada, Air Canada a vu ses vols réduits de 95 %. Au moins 225 de ses 258 avions sont cloués au sol.

La décision de remercier autant d'employés s'inscrit dans ce qu'Air Canada doit faire pour se sortir de la crise et commencer à reconstruire l'entreprise, a indiqué son vice-président, Craig Landry.

La vérité, c'est que tous les indicateurs dont nous disposons laissent croire que nous serons sensiblement plus petits pendant au moins trois ans, a-t-il ajouté.

La compagnie aérienne, qui fonctionne présentement à 5 % de ses capacités, espère atteindre 25 % plus tard dans l'année si les restrictions imposées par le gouvernement en matière de voyage sont assouplies. M­. Landry a déclaré qu'Air Canada perdait 22 millions de dollars par jour actuellement.

Pour minimiser le nombre de licenciements, Air Canada demandera aux agents de bord de réduire leurs heures, de prendre un congé pouvant aller jusqu'à deux ans ou de démissionner tout en conservant des privilèges de voyage, selon une note interne transmise aux membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) jeudi soir et dont La Presse canadienne a obtenu copie.

La note indique que le SCFP est en pourparlers avec Air Canada au sujet du maintien de la subvention salariale fédérale.

Il y a cinq semaines, la compagnie avait réembauché 16 500 employés mis à pied – dont 6800 agents de bord – par l'entremise de la Subvention salariale d'urgence, qui couvre 75 % du salaire horaire normal d'un travailleur, soit jusqu'à 847 $ par semaine.

Mais la grande majorité de ces employés réembauchés sont restés chez eux à la suite de l'octroi de la subvention, en raison de l'effondrement de la demande.

Nous savons que cette nouvelle n'est pas ce à quoi nous nous attendions, indique la note signée par le président de la composante Air Canada du SCFP et deux autres dirigeants syndicaux.

La réalité est que la COVID-19 a grandement réduit la demande pour les voyages en avion au cours des derniers mois et dans un avenir prévisible. En conséquence, on ne peut nier que nous ayons affaire au plus grand excédent de personnel de cabine de notre histoire.

La compagnie aérienne, qui ne s'est pas engagée au-delà du 6 juin relativement à la subvention salariale, n'a pas répondu directement aux questions visant à savoir si elle cesserait de demander le programme d'urgence, qu'Ottawa a récemment prolongé jusqu'en août.

Bien qu'Air Canada ne contribue pas à la plupart des salaires de ses employés, la compagnie aérienne a continué à verser des sommes pour les régimes de retraite et les avantages sociaux, des flux de trésorerie négatifs continuels chez une entreprise qui a perdu plus d'un milliard de dollars au dernier trimestre.

Avec les informations de La Presse canadienne

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