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Le confinement, un véritable tue-l’amour, selon des spécialistes

Un couple de femmes regardant au loin d'un air triste en tenant leurs bras croisés.

Le confinement a des impacts non négligeables sur la santé mentale des Québécois. Des impacts qui peuvent jusqu'à mettre le couple en péril.

Photo : iStock / Tirachard

Radio-Canada

Irritabilité, anxiété exacerbée, symptômes dépressifs… D’après les spécialistes, le confinement a des impacts non négligeables sur la santé mentale des Québécois. Des impacts qui peuvent jusqu'à mettre le couple en péril.

Chaque personne a son individualité, rappelle Christine Grou, présidente de l'Ordre des psychologues du Québec, au micro de l’émission Par ici l’info. Toutefois, le confinement a eu comme conséquence de mettre à mal cette partie individuelle dans le couple.

À écouter à Par ici l'info : Et le couple dans tout ça?

[En plus] de ne plus avoir notre espace, il y a une augmentation des sentiments d’anxiété et des sentiments dépressifs chez les personnes. Tout ça vient avec une augmentation de l’irritabilité, de l’impatience. La tolérance est plus courte, donc tout ça entraîne des tensions plus importantes, souligne Mme Grou.

La situation est tout à fait anormale. Ce n’est pas la réaction qui l’est.

Christine Grou, présidente de l'Ordre des psychologues du Québec

Les personnes sont faites pour vivre ensemble, que ça soit en communauté, en couple ou en famille, mais pas 100 % du temps, rappelle-t-elle. C’est comme si la vie avait perdu son équilibre, parce que généralement, quand on vit en couple, on a aussi une vie sociale et même une reliée au travail, on a des activités, poursuit-elle.

Prendre du temps pour soi

Christine Grou a plusieurs conseils pour diminuer l’anxiété en cette période de pandémie. L’un des plus importants : prendre du temps pour soi. On peut [s’octroyer] des bulles de solitude dans la maison ou prendre des marches dehors, seuls, pour faire une pause de l’autre ou de la famille, croit-elle.

Il faut voir une journée à la fois et se demander aujourd’hui ce qui nous fait du bien.

Christine Grou, présidente de l'Ordre des psychologues du Québec

Christine Grou conseille également de se tourner vers des choses qui nous font plaisir, sans qu’elles nous soient dommageables pour autant. Si on mange de la crème glacée quatre fois par jour pendant six mois, on risque d’en voir des séquelles, mais il faut se permettre du plaisir, conclut-elle.

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