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Le blé Marquis, une idée qui germe

Des épis dans un champ de blé.

L'idée de planter du blé Marquis a germé l'année dernière dans la tête de Roger Dallaire.

Photo : collaboration Bon goût frais des Îles

Sarah Xenos

Autrefois, le blé Marquis tapissait les Prairies canadiennes. Maintenant, ils ne sont qu’une poignée à le cultiver à travers le pays. Dans sa ferme de Saint-Vincent, au nord de Saint-Paul, Roger Dallaire est de ceux qui se sont lancés dans l’aventure.

L’année dernière, Roger Dallaire sortait sa charrue et son tracteur, un modèle de 1949, pour labourer un acre et demi de sa terre avec l’idée d’y planter une céréale ancienne et facilement consommable.

Parce que c’est un petit morceau [de terre] et que c’est du blé qu’on veut manger nous-mêmes, j’ai pensé ce serait bien de trouver un blé ancien, explique le conteur et musicien de profession.

La famille Dallaire pose pour une photo sur la galerie de sa ferme.

Le musicien et conteur Roger Dallaire vit dans une ferme autosuffisante avec sa femme, Virginie, et leurs trois enfants.

Photo : Gaetan Benoit

En parlant avec des fermiers de la région, le nom du blé Marquis a fini par ressurgir.

Élaboré au tournant des années 1900 par un scientifique canadien, le blé Marquis est très populaire à l’époque dans les Prairies.

Après la Seconde Guerre mondiale cependant, il est remplacé par d’autres variétés et tombe lentement dans l’oubli.

Connexion entre provinces

C’est en écoutant un reportage de la Semaine verte de 2017 que Roger décide de contacter Jim Grieshaber-Otto, un cultivateur de la Colombie-Britannique qui a fait revivre ce blé d’antan dans la vallée du Fraser.

Jim Grieshaber-Otto conduisant un tracteur dans son champ.

Jim Grieshaber-Otto cultive du blé Marquis sur des terres habituellement utilisées pour la culture du fourrage.

Photo : Radio-Canada

Quand il m’a rappelé, on a été au téléphone pendant trois heures [...] il m’a tout décrit en long et en large ce que ça peut faire et ce que le blé Marquis a par rapport au blé ancien , raconte Roger Dallaire.

Les semences de blé Marquis sont toutefois difficiles à trouver. Il faut habituellement faire affaire avec la banque génétique fédérale, à Saskatoon, pour obtenir une toute petite enveloppe de graines. Cela peut durer des années avant d'avoir la quantité nécessaire pour ensemencer un acre.

Mais Jim Grieshaber-Otto a été emballé par le projet de Roger Dallaire et lui a offert de lui envoyer une partie de ses propres semences.

Il m’a dit : ''Ton projet, j’y tiens tellement que ce blé-là, je ne te le vends pas, je te le donne!'', s'exclame Roger Dallaire.

Après avoir reçu ses sacs de semences, qu’il a partagées avec son cousin, Roger Dallaire a pu se mettre à la tâche dans sa ferme autosuffisante, le tout suivi en images vidéo par sa femme, Virginie.

Bien que le blé n’ait pas encore germé, il ne cache pas son enthousiasme.

L’aventure de mon été, ça va être de regarder ce blé-là pousser!

Roger Dallaire

Et au moment de la récolte, à la fin du mois d'août ou du début de septembre, ce blé d’antan prendra le chemin du moulin à farine pour permettre à la famille Dallaire de boulanger son pain tout l’hiver.

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