•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Manitoba participera à la série de tests sérologiques de Santé Canada

Une petite plaquette où on peut mettre un échantillon sanguin.

Un test sérologique employé par le personnel médical aux Philippines.

Photo : Getty Images / Ezra Acayan

Radio-Canada

Des Manitobains feront partie d’une série de tests sérologiques aléatoires, réalisés par Santé Canada à travers le pays au cours des deux prochaines années, afin de tenter de déterminer si certaines personnes auraient pu avoir la COVID-19 sans le savoir.

Santé Canada a autorisé le premier test de dépistage sérologique du coronavirus au pays le 12 mai. Ce test permettra de déceler la présence d'anticorps produits par le corps contre le coronavirus.

Santé Canada prévoit qu'au moins 1 million d'échantillons sanguins seront prélevés et analysés au cours des deux prochaines années.

Reste encore à déterminer qui va participer et quand les tests seront disponibles, puisque la stratégie n’a pas encore été établie, indique un porte-parole de la province.

Jusqu’alors, aucun test sérologique n’avait été approuvé au Canada pour des raisons de fiabilité.

On doit être sûr que les anticorps [détectés] montrent que la personne a bien eu la COVID-19 et pas une autre forme de coronavirus, explique Sumon Chakrabarti, spécialiste des maladies infectieuses au collectif de santé ontarien Trillium.

Quelle est la différence entre un test par PCR et un test sérologique?

Le test de dépistage par PCR (réaction en chaîne de la polymérase) détecte la présence du virus dans l’organisme. C’est ce qui est utilisé en ce moment au Canada.

Les tests sérologiques mesurent la présence d'anticorps. Ils ne sont pas appropriés pour le diagnostic précoce de COVID-19, en raison de la variabilité du temps nécessaire au développement des anticorps après l'infection.

En avoir le coeur net

Shauna Martens, une habitante de Morden, près de la frontière américaine, fait partie des personnes qui disent déjà vouloir se faire tester, si on lui en donne l’occasion.

En décembre, un virus tenace a fait rage dans la petite ville de l’extrême sud du Manitoba. À un certain point, près de 500 enfants sont tombés malades, certains parents aussi.

En janvier, une habitante de Morden âgée de 24 ans est morte après avoir eu des symptômes semblables à ceux de la grippe.

L’Organisation mondiale de la santé se questionne sur la période durant laquelle le virus a émergé. Ce nouveau coronavirus pourrait être apparu plus tôt qu’on ne le pensait, dès la fin de l’année 2019, selon elle.

C’est ce qui a mis la puce à l’oreille aux habitants de Morden, qui se demandent s’il ne s’agissait pas déjà de la COVID-19.

Difficile à déceler

Il y a probablement eu des cas avant. Ils n’étaient simplement pas détectés, confirme le Dr Chakrabarti en précisant qu'il est impossible de diagnostiquer un virus avant même qu’on ne connaisse son existence.

Le spécialiste est toutefois convaincu que ces personnes avaient simplement la grippe ou un autre virus. Pendant l'hiver, il y en a beaucoup qui circulent, dit-il.

Quant au professeur au département de microbiologie et d’immunologie et chercheur au Centre universitaire de santé de l’Université McGill Ciriaco Piccirillo, il rappelle que, même après avoir appris l'existence de la COVID-19, il a fallu plus de temps avant de réaliser qu’une personne peut être infectée et contagieuse avant d’avoir des symptômes. Elle peut même rester asymptomatique.

Alors on a un virus qui contamine les gens sous le radar, dit Ciriaco Piccirillo. Résultat, les gens vivent leur vie et continuent de le propager.

Avec les informations de Donna Carreiro

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !