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Les conservateurs veulent recommencer à siéger en personne

Portrait d'Andrew Scheer qui s'exprime en conférence de presse.

Le chef du parti conservateur, Andrew Scheer, lors d'un point de presse le 15 mai 2020.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Les séances de questions virtuelles ont fait leur temps, plaide le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, qui demande maintenant que les députés puissent de nouveau siéger en personne en Chambre.

En conférence de presse à Ottawa, vendredi, Andrew Scheer a ainsi plaidé pour que le Parlement reprenne ses activités habituelles dès le 25 mai. Selon lui, comme les provinces amorcent leur déconfinement, les députés devraient pouvoir emboîter le pas.

Depuis le début de la pandémie, les conservateurs n'ont jamais caché leur aversion pour les séances de travail virtuelles. Ces séances virtuelles peuvent toujours se multiplier, mais ça ne sera jamais un remplacement. [...] Nous devons reprendre le 25 mai, a soutenu Andrew Scheer.

À l'heure actuelle, la Chambre des communes tient chaque semaine une séance en personne, avec des effectifs réduits pour tous les partis, et deux séances virtuelles.

Les conservateurs estiment que le gouvernement de Justin Trudeau se sert de la crise pour éviter de devoir rendre des comptes aux partis d'opposition.

La personne qui joue un jeu, c'est le premier ministre, qui veut éliminer le rôle du Parlement dans une crise, dans une pandémie sans précédent.

Andrew Scheer, chef du Parti conservateur

M. Scheer a maintes fois accusé Justin Trudeau d'un tel comportement au cours des dernières semaines.

Nous, notre position, c'est une position normale. C'est normal que la Chambre siège. C'est normal que les partis d'opposition aient le rôle d'assurer la transparence. Ça, c'est normal, a-t-il ajouté.

Selon le chef libéral, le modèle actuel a très bien fonctionné jusqu'à présent. Je pense qu'il s'agit d'un équilibre qui donne de très bons résultats. Il permet à tous les députés d'exprimer les préoccupations de leurs régions ou de leurs électeurs, a-t-il déclaré en point de presse vendredi, ajoutant que ce système devrait continuer tel quel.

Mise à jour économique réclamée

Parmi les questions pressantes que le chef conservateur souhaite aborder se trouve celle des finances du pays.

Déjà, le directeur parlementaire du budget (DPB), Yves Giroux, a demandé au gouvernement de plancher sur une mise à jour économique, afin de donner une idée des sommes dépensées depuis le début de la pandémie avec les mesures de soutien.

Le DPB a fait ses propres calculs et estime que les dépenses se sont accrues de 200 milliards au cours des deux derniers mois. Un nombre qui augmente au fur et à mesure que le gouvernement annonce de nouvelles mesures. De plus, il croit que la dette fédérale pourrait atteindre 1000 milliards de dollars d'ici la fin de l'année.

Les libéraux, qui forment un gouvernement minoritaire depuis l'automne dernier, devaient déposer le premier budget de leur mandat le 30 mars. La pandémie a tôt fait de relayer cet exercice au second plan.

Andrew Scheer a réclamé à plusieurs reprises le dépôt d'un budget ou, à tout le moins, d'une mise à jour économique. La gestion budgétaire n'a jamais été le point fort de ce gouvernement. Il n'est donc pas surprenant qu'ils hésitent à annoncer une date pour fournir ce genre de mise à jour, a-t-il déclaré vendredi.

Pour Justin Trudeau, l'incertitude est trop grande pour que l'exercice puisse être probant. Dans le contexte de la pandémie, le gouvernement ne peut planifier les 12 prochaines semaines, et encore moins les 12 prochains mois, a-t-il indiqué à plusieurs reprises.

Vendredi, le ministre des Finances, Bill Morneau, a pour sa part affirmé que dès que la situation se sera stabilisée, le gouvernement allait fournir ses prévisions budgétaires. Il ne s'est toutefois pas avancé sur un échéancier.

Des programmes trop rigides

Andrew Scheer estime par ailleurs que les programmes gouvernementaux mis sur pied pour soutenir les Canadiens sont imparfaits et ont besoin d'être élargis. Des centaines de milliers de Canadiens passent à travers les mailles du filet à cause de programmes gouvernementaux inutilement trop rigides, a-t-il dit.

Le chef conservateur a donné quelques exemples pour illustrer son propos, comme le fait de devoir posséder un compte commercial pour obtenir le prêt d’urgence de 40 000 $, ou encore le fait de perdre l’accès complet à la Prestation canadienne d’urgence (PCU) quand on gagne un seul dollar de plus que 1000 $ sur une période de quatre semaines.

Il a affirmé que son parti avait déjà proposé des mesures pour élargir certains critères. Il a toutefois tenu à rappeler qu'il ne fallait pas fermer les yeux sur les fraudes commises à l'heure actuelle en raison du manque de vérifications quant à l'accessibilité aux différents programmes.

Avec les informations de CBC

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