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Calgary : des bénévoles fabriquent 12 000 visières pour le personnel hospitalier

Une femme portant un masque assemble une visière.

Il faut un rectangle de mousse, un morceau de plastique aux normes sanitaires et un élastique pour fabriquer les visières jetables.

Photo : Radio-Canada / Jocelyn Boissonneault

Les services de santé de l'Alberta ont commandé 12 000 visières à un groupe de bénévoles composés, entre autres, de chercheurs de l’Université de Calgary, d’ingénieurs, de fabricants et de distributeurs.

Les membres du groupe, qui se sont rencontrés sur la page Facebook Shield Makers YYC, créée au mois de mars, ont soumis plusieurs prototypes aux services de santé de la province.

Ces prototypes ont été étudiés par des cliniciens qui ont porté leur choix, il y a quelques semaines, sur une visière à usage unique.

Une femme porte une visière.

Une fois les visières fabriquées, elles sont désinfectées puis envoyées aux services de santé de la province, explique Stéphanie Shaver.

Photo : Radio-Canada / Jocelyn Boissonneault

Stéphanie Shaver est une des bénévoles et elle organise l’emploi du temps des autres bénévoles dans le respect des normes sanitaires visant à contrer la COVID-19. Ensemble, ils ont déjà assemblé 2000 visières.

Pour faire 1000 visières par jour, il faut huit bénévoles par quart de travail, qui dure entre deux et quatre heures, explique la coordonnatrice.

La convergence des compétences

Ces visières sont fabriquées à Fuse33, un espace de travail communautaire mis à la disposition des personnes qui veulent fabriquer des objets en bois, en métal ou en plastique. Elles paient un abonnement mensuel pour avoir accès aux équipements d’usinage.

Une femme portant un masque tient, dans sa main, plusieurs protège-oreilles.

Stephanie Chan contribue aussi à la fabrication des protège-oreilles, qui permettent d'éviter les irritations causées par le port prolongé des masques.

Photo : Radio-Canada / Jocelyn Boissonneault

Stephanie Chan travaille dans cet espace depuis plus d’un an. Elle fabrique des cottes de mailles en mousse, qu'elle revend à des amateurs de costumade pour les aider à incarner leur personnage préféré.

Comme elle utilise le même type de matériaux que ceux des visières, elle s’occupe de leur approvisionnement. J’ai été impliquée dans le processus de fabrication quand on s'est sont rendu compte que [grâce à mon réseau] je pouvais me procurer le matériel nécessaire pour la fabrication.

La nécessité des chaînes de production locale

Selon le fondateur de Fuse33, Shannon Hoover, l'utilisation de son atelier pour fabriquer un produit en grande demande prouve que l'Alberta peut créer une chaîne d'approvisionnement locale.

Deux hommes devant une machine de découpe laser.

Fuse33 possède plusieurs équipements tels que des imprimantes 3D, des machines de découpe laser et une scie sur table.

Photo : Radio-Canada / Jocelyn Boissonneault

Selon lui, l'Alberta a l'espace et les personnes pour le faire. Il ne reste que la volonté des pouvoirs publics pour que cela se réalise.

Il y a ici un groupe de personnes qui ont pu s'organiser pour résoudre un problème d'approvisionnement. Je ne comprends pas pourquoi on ne fait pas ça tous les jours, affirme M. Hoover.

Carlo Dade est du même avis en ce qui a trait aux problèmes que la pandémie cause aux chaînes de distribution mondiale.

Selon celui qui est le directeur du centre de commerce et d'investissement à la Fondation Canada West, la COVID-19 a mis en relief notre importante dépendance au système commercial mondial pour notre bien-être économique et, dans ce cas, pour les approvisionnements nécessaires pour survivre aux pandémies.

Il suggère que le pays dans son ensemble pense à une nouvelle stratégie d’approvisionnement qui compte des chaînes de production locale. Plus précisément (...) [le Canada] doit trouver la capacité de produire ce dont nous avons besoin à partir de ce que nous produisons déjà, ajoute Carlo Dade.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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